Les Protecteurs

Quatre employés d’Opetka vont aider les Annexiens au péril de leur vie… Ce sont les Protecteurs. Les Annexiens dépendent entièrement d’eux.

Dans la journée, les clandestins doivent se montrer très prudents et rester silencieux. Il ne faut pas que le personnel des bureaux les entende. À midi, lorsque les employés rentrent chez eux, les protecteurs se rendent souvent à l’Annexe pour y prendre leur repas. Les clandestins attendent avec impatience ces visites.

Miep trouvera le Journal d’Anne après l’arrestation des Frank, des Van Pels et de Fritz Pfeffer. Elle le donnera à Otto à son retour.

Deux autres personnes vont aider de temps en temps les Annexiens.

Photos © Collection Maison Anne Frank

 

Les Annexiens

La famille Frank

La famille Frank est aisée. Otto dirige une entreprise, Opetka, qui fabrique des produits pour faire de la confiture.

Extrait du Journal d’Anne Frank

LUNDI 8 MAI 1944

Chère Kitty
Au fait, est-ce que je t’ai déjà parlé de notre famille ?
Je crois que non et c’est pourquoi je vais m’y atteler sans attendre. Papa est né à Francfort-sur-le-Main, de parents immensément riches, Michael Frank avec une banque, ce qu’il lui avait permis de devenir millionnaire, et Alice Stern avait des parents très distingués et très riches. Dans sa jeunesse Michael Frank n’était pas riche du tout, mais il s’était nettement élevé dans la société. Dans sa jeunesse à lui, Papa a mené une vraie vie de gosse de riches, toutes les semaines des soirées, des bals, des fêtes, des jolies filles, et des valses, des dîners, des enfilades de pièces, etc. Tout cet argent s’est envolé après la mort de grand-père, et après la Guerre mondiale et l’inflation il n’en restait plus rien. Pourtant, jusqu’à la guerre, nous avions encore bien des parents riches. Papa a donc eu une éducation de première classe et hier, il a ri comme un fou parce qu’à cinquante-cinq ans, c’était la première fois de sa vie qu’il raclait la poêle à table.
Maman n’était pas riche à ce point-là, mais tout de même très aisée et c’est pourquoi nous pouvons écouter bouche bée les récits de fiançailles avec deux cent cinquante invités, de bals privés et de dîners.
Riches, on ne peut plus dire que nous le soyons en aucune façon, mais tout mon espoir se reporte après la guerre, je t’assure que je ne suis pas du tout aussi entichée de cette petite mesquine que maman et Margot prétendent l’être. J’aimerais aller passer un an à Paris et un an à Londres pour apprendre la langue et étudier l’histoire de l’art, tu n’as qu’à comparer avec Margot, qui veut devenir puéricultrice en Palestine.
J’ai encore l’imagination remplie de belles robes et de gens intéressants, je veux voir un peu le monde extérieur, je te l’ai dit souvent, et un peu d’argent ne peut pas faire de mal !

Bien à toi,

Anne M. Frank

La famille Van Pels (appelée Van Daan dans le Journal)

Herman Van Pels est en affaire avec Otto Frank. Les Van Pels rejoignent la famille Frank dans l’Annexe, le 13 juillet 1942.

Fritz Pfeffer (appelé Albert Dussel dans le Journal)

Il est dentiste. Il entre dans l’Annexe en novembre 1942.Il partage sa chambre avec Anne avec qui il ne s’entend pas bien. Il écrit à sa compagne qui est Chrétienne.

Photos © Collection Maison Anne Frank

Anne Frank, qui es-tu?

Anne…

Anne Frank était une jeune fille juive qui est entrée en clandestinité, avec sa famille et 4 autres personnes, pour échapper aux nazis. Au cours des deux années cachées dans l’Annexe, elle a écrit un Journal connu de nos jours dans le monde entier. Anne et les 7 autres clandestins seront découverts et déportés. Seul, Otto, le père d’Anne reviendra.

Anne est née le 12 juin 1929, à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne.

Photos © Collection Maison Anne Frank

… et son Journal

Anne reçoit son Journal pour son 13ème anniversaire, un mois avant d’entrer en clandestinité.
Elle le considère comme une amie qu’elle appelle Kitty.

Extrait du Journal d’Anne Frank

MERCREDI 29 MARS 1944

Chère Kitty,

Hier soir, le ministre Bolkesteyn a dit sur Radio Orange qu’à la fin de la guerre, on rassemblerait une collection de journaux et de lettres portant sur cette guerre. Évidemment, ils se sont tous précipités sur mon journal.
Pense, comme ce serait intéressant si je publiais un roman sur l’Annexe ; rien qu’au titre, les gens iraient s’imaginer qu’il s’agit d’un roman policier. Non, mais sérieusement, environ dix ans après la guerre, cela fera déjà sûrement un drôle d’effet aux gens si nous leur racontons comment nous, les juifs nous, nous avons vécu, nous nous sommes nourris et nous avons discuté ici. Même si je te parle beaucoup de nous, tu ne sais que très peu de chose de notre vie…
Bien à toi,

Anne

 

 

 

 

 

 

 

Notre visite de l’exposition Anne Frank

Le 1er mars,  nous nous sommes rendus à la mairie de Bourganeuf pour visiter l’exposition « Anne Frank, une histoire d’aujourd’hui« . Nous nous sommes organisés en deux groupes :  les CM2 ont d’abord été voir le film pendant que les CM1 visitaient l’exposition avec les guides. Ensuite nous avons échangé.

Sur chaque panneau de l’exposition, il y avait une frise chronologique, des photos d’Anne Frank et de l’Annexe, des affiches de propagandes, des extraits du journal d’Anne Frank. Au début, les guides nous ont expliqué la vie quotidienne d’Anne Frank et après ils nous ont parlé des camps de concentration.

Le film parlait de la vie quotidienne d’Anne Frank et de sa famille dans l’Annexe, de ce qui s’est passé avant et pendant la Seconde guerre mondiale.

Anne Frank est une jeune fille juive. A 13 ans, elle a commencé à écrire un journal intime. Elle le considérait comme une amie et l’appelait Kitty. En juin 1942, Anne et sa famille ont été obligés de se cacher dans l’annexe de l’entreprise de son père pour échapper aux nazis. Anne, son père Otto, sa mère Edith, sa soeur Margot, la famille Van Pels et Fritz Pfeffer sont restés cachés pendant 2 ans. Ils ont été dénoncés et arrêtés le 4 août 1944. Ils ont tous été emmenés dans les camps de concentration. Otto Frank est le seul qui a survécu.

 

  • Pour moi c’était bien et en même temps ça m’a aidé pour l’évaluation d’histoire (Betul)
  • C’était génial (Agathe D.)
  • J’ai aimé parce qu’on a pu mieux découvrir la vie d’Anne. J’ai aimé le film parce qu’il y avait des choses plus précises que sur les affiches. J’ai aimé participer à ce projet avec les 3eme  (Angélique)
  • J’aime bien l’exposition mais pas trop le film car il rajoutait encore d’autres informations et je m’y perdais un peu (Agathe M.)
  • J’ai tout aimé. Nous avons appris plein de choses. Ayse , Ismihan et Martin se sont engagés pour être guides ; ils ont été formés pour être guides (Dilara)
  • J’ai aimé l’exposition d’Anne Frank car j’ai appris beaucoup de choses sur leurs vies et ce qu’ils sont devenus (Halime)
  • J’ai aimé l’exposition car je pense avoir appris de nouvelles choses sur Anne Frank et sa famille (Jenon)
  • Nous avons été la première classe a visiter l’exposition à Bourganeuf (Julien)
  • J’ai aimé car la vie d’Anne Frank m’intéresse beaucoup (Léa)
  • J’ai aimé le film et l’exposition moyennement parce que ça nous a expliqué des choses mais il y a des dates que je n’arrivais pas à relier à l’image et je ne comprenais pas (Mathieu)
  • Je n’ai pas aimé parce que ça a duré longtemps (Metin)
  • On a regardé une vidéo sur Anne Frank. Moi j’ai aimé l’exposition et à la fin on s’est promené et on a regardé les affiches . J’ai bien aimé parce que j’ai appris la vie d’Anne Frank et de sa famille (Ömer)
  • J’ai bien aimé l’exposition, elle était très bien présentée par les guides. Par contre je n’aime absolument pas quand c’est trop triste (Sasha)
  • Moi j’ai adoré car on dirait que je ressens tout ce qui s’est passé pour Anne Frank (Sevde)
  • J’ai bien aimé parce que ça nous a permis de connaitre plus de choses sur Anne Frank ( Tarik)

 

 

 

 

La Bataille du rail

Le 29 mars 2018, nous sommes allés visiter la gare des Bénédictins pour savoir ce qui s’est passée là-bas car c’était un endroit stratégique pendant la Seconde Guerre Mondiale

Notre guide nous a expliqué que Limoges a accueilli de nombreux réfugiés dès 1937 à cause de la Guerre d’Espagne.
En juin 1940, la gare a été bombardée par des avions italiens mais il n’y a pas eu de dégâts.  Grâce à une maquette, le guide nous a expliqué que la gare est soutenue par des piliers et que les trains passent en fait sous la gare. Si la gare s’était écroulée, tous les trains auraient été bloqués.

A partir de l’invasion de la zone libre par les nazis en novembre 1942, des cheminots allemands ont été envoyés à Limoges. Dans le hall de la gare, il y a  une plaque commémorative qui rend hommage aux Résistants qui travaillaient à la SNCF et qui sont morts à cette terrible époque. Nous avons parlé de comment ils pouvaient saboter et comment ils trouvaient des armes.

La résistance des cheminots français pendant l’occupation nazie et leurs efforts pour perturber la circulation des trains est racontée  dans le film  » La bataille du rail » (René Clément – 1946). Dans cet extrait du film, il y a un exemple de sabotage

Sous la gare, il y a un grand couloir qui permet de passer sous les rails. Nous y avons vu l’entrée d’un ancien tunnel que les Allemands utilisaient comme un abri. Le public n’a pas le droit d’y aller mais sur les photos on peut encore voir le panneau « Réservé à la Wehrmacht ».

source image : Wikipedia

 

 

 

 

 

Les Résistants avaient réussi à installer un émetteur récepteur radio en haut du campanile de la gare. Cela leur a permis de transmettre des informations aux Alliés pour qu’ils bombardent une usine qui fabriquait des moteurs d’avion destinés à l’armée allemande en février 1944.

Sur un des murs extérieurs de la gare, nous avons vu des impacts de balles. Ce sont les traces des combats pour la libération de Limoges en août 1944.

A l’arrière de la gare, le guide nous a montré un portail en fer qui permet d’ aller directement sur les quais. C’est par là que la Gestapo et la milice faisaient passer les prisonniers qu’ils allaient déportés.  Nous avons parlé de Thérèse Menot, une résistante limousine qui a été déportée à Ravensbrück . Pendant la guerre, elle a distribué beaucoup de faux papiers pour permettre aux gens de se cacher et des tracts pour encourager les ouvriers à saboter les moteurs d’avion qu’ils devaient fabriquer pour l’Allemagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2002, elle a demandé à poser une plaque pour qu’on se souvienne de tous les Déportés.

 

 

 

 

Le guide nous a aussi montré un brassard « DP », ce sont les initiales de « défense passive ». La défense passive c’est tout ce qui est mis en place pour protéger les civils en cas de bombardement :  des surveillants et des sirènes pour alerter la population, des abris souterrains,  la formation de la population sur ce qu’il faut faire en cas d’alerte…

Ensuite,  nous avons fait un jeu de piste pour retrouver les hôtels qui ont hébergé les réfugiés pendant la guerre.  Certains noms de rues à Limoges ont changé après la guerre, comme à Bourganeuf et dans beaucoup d’autres villes de France. Nous avons emprunté l’Avenue du Général De Gaulle pour aller jusqu’au Monument aux Morts. 

Le monument aux Morts de Limoges est rare en France car c’est un monument à la gloire de la Paix. Il est composé de trois parties :

  • La première chose que l’on voit, c’est l’inscription sur le socle « Aux enfants de Limoges morts pour la France et la paix du monde ». Il y a aussi un soldat mort (= un gisant) et une femme qui pleure. Les sculpteurs voulaient montrer la douleur des Hommes et l’espoir d’un monde meilleur.
  • De chaque côté du socle, il y a une statue : un ouvrier qui fabrique des chaussures et un ouvrier en porcelaine qui est plus âgé. Ils symbolisent la ville de Limoges qui a été touchée par la guerre mais qui a réussit à survivre. C’est rare que des hommes figurent en civil sur un monument aux morts.
  • Au dessus, une femme représente la Paix et la République. Elle piétine un dragon, symbole de la guerre et du totalitarisme. Dans sa main gauche, elle tient une corbeille de fruits (= une corne d’abondance) qui symbolise les bienfaits de la Paix.

 

 

La venue de Mme Greminger, M. Avizou et M. Moreigne dans notre classe

Madame Greminger, Monsieur Avizou et Monsieur Moreigne sont venus pour nous parler de l’histoire de Bourganeuf pendant la Seconde Guerre mondiale, des familles Juives déportées et des camps de concentration.
Avant de commencer, ils nous ont demandé ce que l’on connaissait de la Seconde Guerre mondiale.
Madame Greminger nous a ensuite raconté la vie d’une adolescente Yvette Zeligson, de Paul Rosenbaum et des familles raflées le 21 juillet 1944, à Bourganeuf.
Elle nous a raconté un souvenir. Quand elle avait 2 ans, un soldat allemand l’a prise dans ses bras et lui a donné un morceau de sucre.

Monsieur Avizou est un ancien professeur d’histoire. Il nous a raconté la vie dans les camps de concentration et nous a parlé de son père qui a été emprisonné pendant 5 ans dans un camp de travail.

Monsieur Moreigne nous a parlé de la vie du Docteur Elman de Bourganeuf. Il nous a aussi montré une carte de l’Allemagne en 1938, avec tous les camps de concentration et de travail.
C’était des Résistants Allemands qui l’avaient envoyée aux Français.

Notre avis :
Nous avons appris plein de choses que l’on ne connaissait pas.  C’était bien qu’ils soient venus nous voir. C’était un honneur. Nous avons adoré qu’ils nous parlent de l’histoire de la ville l’on vit.
Cela nous a permis de connaître Bourganeuf de 1939 à 1945 .

Manon ,Yassim, Berat, Hafsa

 

Monsieur Avizou est agrégé d’histoire et ancien professeur.
Son père a été emprisonné durant la Seconde Guerre mondiale. Lui est né après la guerre.
Il nous a parlé des camps de concentration, de la vie des Juifs qui ont dû quitter leurs pays et des enfant sauvés par l’O.S.E (Oeuvre de Secours des Enfants) et cachés dans des châteaux de Creuse comme Masgelier près de de Grand-Bourg, Chabannes à Saint-Pierre-de-Fursac et Chaumont près de Mainsat. Il a surtout répondu à nos nombreuses questions.
C’était très intéressant.

Jordan, Sedef, Camille, Zeyd

 

Madame Greminger fait des recherches et elle nous a parlé des familles juives déportées de Bourganeuf qu’elle a retrouvées.
Yvette Zeligson était une jeune fille juive de 14 ans et était la petite Anne Frank de Bourganeuf.
Elles avaient presque le même âge, elles étaient toutes les deux juives et elles ont été arrêtées presque en même temps : Yvette lors de la rafle du 21 juillet 1944 et Anne Frank le 4 août.
Elles ont été toutes les deux à Auschwitz.

Mme Greminger nous a parlé d’autres familles raflées à la même date et de l’histoire d’une mère et sa fille qui faisaient les courses. Quand elles sont arrivées près chez elles, une femme les a prévenues de la rafle en leur disant « partez vite !»

Elle nous a montré des photos d’Yvette seule puis Yvette avec ses cousins, Claude et Gérard et nous a parlé d’un de ses souvenirs d’enfance: elle avait deux ans quand un soldat allemand l’a prise dans ses bras et lui a donné un sucre.

Marie, Chloé, Samuel et Hayri

 

Monsieur Moreigne est venu dans l’école Marie Curie pour nous parler d’une car te faite par la Résistance allemande datant de 1938 et d’un docteur qui habitait à Bourganeuf.
Revenons à la carte de la Résistance.
Elle indique par des formes géométriques, les camps de concentration et les prisons. Il y avait beaucoup de points sur cette carte qui a été transmise à la France mais n’a servi a rien.

Parlons maintenant du Docteur Elman qui habitait à Bourganeuf, à la Voie Dieu.
Le docteur était un Juif originaire de Roumanie. Sa femme et ses trois enfants étaient également Juifs. Le docteur Elman a reçu une lettre lui indiquant qu’il ne pouvait exercer sont métier puis une autre qui lui interdisait de circuler en voiture. Ne pouvant plus travailler, il est devenu ouvrier agricole à Masbaraud.
Plus tard il sera le médecin des Résistants, autour de Bourganeuf .

Mathias, Humeyra, Bathuan, Cybellia 

 

On a rencontré Madame Greminger qui nous a raconté ses souvenirs d’enfance et ça nous a plu.
Elle nous a raconté que des familles de Bourganeuf ont été raflées le 21 juillet 1944 et déportées pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle nous a appris beaucoup de choses et elle a fait une comparaison entre Yvette Zeligson et Anne Frank. Elle a aussi raconté qu’Yvette allait se baigner dans la rivière du Montalescot et nous a montré des photos de ses cousins.
Elle nous a parlé de l’histoire de Paul Rosenbaum qui avait 13 ans en 1944. Il a été raflé à Bourganeuf à la même date que beaucoup d’autres personnes, puis déporté. Durant le voyage vers les camps, il est tombé malade et a été hospitalisé.
C’est ce qu’il lui a sauvé la vie. Paul est aujourd’hui en vie et a 87 ans.

Théo, Lucas, Zeynep, Marie-Sarah

 

Mademoiselle Porte… Juste parmi les Nations, à Bourganeuf

Marcelle Porte était la directrice de l’Ecole Primaire Supérieure des filles de Bourganeuf, durant la Seconde Guerre mondiale.

D’octobre 1943 au printemps 1944, elle a sauvé une dizaine de jeunes filles juives en les cachant.
Sachant que la nuit, les jeunes filles pouvaient se faire des confidences, Mademoiselle Porte les avait installées dans une chambre différente de celles  des autres filles afin qu’elles ne dévoilent pas leur identité.

Mademoiselle Porte a fait également courir le bruit, que ces jeunes filles venaient du nord de la France.

Témoignage de Micheline Wolanovski – Yad Vashem

Cérémonie du 16 novembre 2016 – France Bleu Limousin

 

 

Qu’est ce qu’être « Juste parmi les Nations? »

Cette distinction de Juste parmi les Nations date de 1963. C’est la plus haute distinction décernée par l’Etat d’Israël à des personnes non juives qui, au péril de leur vie, ont aidé des Juifs persécutés par les nazis.

Après une enquête très sérieuse, les personnes élevées au rang de « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme et une médaille sur laquelle est inscrit:

« Quiconque sauve une vie, sauve l’univers tout entier »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les noms des Justes sont inscrits:

  • sur le mur d’honneur du jardin des « Justes parmi les Nations » de Yad Vashem, à Jérusalem

Jardin des Justes, Jerusalem – Yad Vashem

  •  à Paris dans l’Allée des Justes, près du Mémorial de la Shoah.

Allée des Justes, Paris – Yad Vashem

En France, il y a beaucoup de villes qui célèbrent les Justes de leur commune. A Aubusson, on trouve le Square des Justes.

Square des Justes, Aubusson – Yad Vashem

Les enfants juifs sauvés en Creuse… Sortie aux Archives Départementales de la Creuse

Des milliers d’enfants en France ont échappé à la déportation et à l’extermination grâce à l’organisation de caches mis en place par l’Oeuvre de Secours des Enfants (O.S.E.).

Après la déclaration de guerre de 1939, l’OSE met à l’abri des enfants allemands, polonais… juifs.

Témoignage d’Herbert Karliner, Le grenier de Sarah

Association d’entraide humanitaire juive, l’O.S.E. a acheté ou loué 3 châteaux en Creuse.

  • Le château de Chabannes, à Saint-Pierre-de Fursac

En novembre 1939, Félix Chevrier, imprimeur, puis journaliste, socialiste, franc-maçon, proche du Front Populaire, hostile à Vichy et républicain, accepte la direction du Château de Chabannes et en deux mois il fait d’un château à l’abandon un véritable lieu d’accueil pour des enfants arrivant le Berlin de Varsovie et de Paris.

En 1942 la « maison »  héberge plus de cent enfants juifs. En 1943, ils sont cent vingt.

Félix Chevrier et son équipe font régner une ambiance chaleureuse et apporte de la joie de vivre aux enfants, dans le respect de leur identité religieuse.

Félix Chevrier disait aux enfants: « … je ne puis arriver à vous trouver dissemblable de ce que j’étais à votre âge. Mon esprit se refuse à partager les préventions d’Hitler contre vous et les vôtres ».

Félix Chevrier et son équipe bénéficient du soutien d’une grande partie de la population des villages voisins et organisent la fuite des enfants dans la forêt à chaque alerte.

Yad Vashem a décerné à Félix Chevrier et à Irène et Renée Paillassou, institutrices,  le titre de  Juste parmi les Nations.

210 Familles hébergées, cachées ou sauvées au Château de Chabannes.

  • Le château Le Masgelier, près de Grand-Bourg

Il y règne un esprit juif, laïc et progressiste, sous la conduite d’Hélène et Jacques Bloch, russes.
On y célèbre les fêtes juives, mais la religion n’y est pas enseignée.

243 Familles hébergées ont été cachées ou sauvées au Château Le Masgelier.

  • Le château de Chaumont, près de Mainsat

Le refuge est d’abord situé à Crocq d’août 1939 au 1er août 1942 puis déménage à Chaumont (près de Mainsat) jusqu’à la fin de la guerre.
Aucun enfant placée sous sa garde ne sera déportée.

A Chaumont, Lotte Schwarz met en œuvre une pédagogie nouvelle, active.
En effet, pour responsabiliser les enfants, elle leur confie la gestion du budget, l’organisation du travail et les incite à donner un sens à leur vie en collectivité.

Le 26 août 1942, une grande rafle frappe tous les Juifs étrangers de zone sud. En Creuse, ils ne seront pas épargnés et les gendarmes viennent chercher les enfants de plus de 16 ans, y compris à Chaumont. Ils furent déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 26 du 31 août 1942.
Le passage à l’illégalité est donc décidé : l’OSE met en place un réseau clandestin pour cacher les plus menacés appelé « réseau Garel ».

Les maisons sont systématiquement et progressivement évacuées, sauf la colonie de Crocq qui reste à Chaumont jusqu’à la Libération.
Les jeunes filles et l’ensemble de la collectivité sont et restent en sécurité, sous la protection des habitants de la région.

La Creuse qui comptait 200 000 habitants a accueilli 3 000 Juifs dont 1 000 enfants pendant la Seconde Guerre mondiale.

Source ajpn.org

 

Otto, de Tomi UNGERER… Que devient Oskar?

Visuel propriété de l’éditeur

Otto est un petit ours allemand en peluche.

Offert pour son anniversaire à David, un petit garçon juif, Otto est confié à Oskar, le meilleur ami de David lorsque sa famille et lui sont emmenés par « des hommes en manteau de cuir noir et d’autres en uniforme ».

La guerre fait rage. Lors d’un bombardement, Oskar, sa mère et Otto se mettent à l’abri dans une cave mais une explosion soudaine projette Otto en l’air et lui fait perdre connaissance.

Le visuel est propriété de l’éditeur

 

 

« D’après vous, que devient Oskar suite à cette explosion? »

Oskar est blessé. Il souffre, il crie mais personne ne l’entend. Il se relève et boite. Un soldat le voit  et court vers lui. Le soldat l’emmène vers un hôpital de secours. Il guérit et retourne vers sa mère .
Quelques temps plus tard, une nouvelle explosion éclate. Sa mère et lui, sont projetés.
Après quelques heures, il se réveille car il avait perdu connaissance. Il a mal à la tête, il se tourne et voit des soldats morts autour de lui.
Il regarde à côté de lui et voit sa mère morte avec le bras et la jambe d’arrachés. Samuel

Otto et Oskar restaient toujours ensemble depuis que David était parti. Quand le père d’Oskar est allé à la guerre, Oskar, sa mère, Otto et d’autres personnes sont allés dans des abris pour se protéger des bombardements.
Soudain des soldats ont dit: « Sortez vite!! »
Tout le monde est sorti mais Oskar et sa mère n’ont pas eu le temps. L’ explosion a tué Oskar et sa mère. Otto a été projeté lors de l’ explosion. Humeyra

Oskar est caché dans la cave lors des bombardements. Lors de l’explosion, Oskar meurt avec ses parents.
Batuhan

Oskar est blessé et ne peut pas partir à l’hôpital car ses parents sont morts à cause des bombardements. Il voit Otto au sol et crie « Otto ! ».
Il souffre beaucoup. Un homme s’approche de lui et dit « Que t’arrive-t-il ? »
Oskar a peur et lui demande « Qui êtes-vous ? ».
Oskar ne parle pas. Otto est mort. Il pleure de plus en plus. Un deuxième homme arrive et l’emmène à l’hôpital. Otto reste dans les ruines . Berat

Oskar, sa mère et d’autres ont été se réfugier dans la cave. Un bombardement a détruit les quartiers et a blessé Otto.
Sa maman, Oskar et les autres sont emmenés dans un hôpital par des femmes et il y restent plusieurs jours.
Camille

Blessé, Oskar devient alors un jeune garçon handicapé dans un fauteuil roulant car il a été gravement blessé à cause des bombardements.
Le père et la mère de Oskar meurent 10 jours après qu’Oskar ait repris connaissance.
Il est alors adopté par un GI. Chloé

« Boum ! »
Oskar et sa mère se sont faits trouer le peau. Oskar apprend que sa mère est morte. Il est encore très triste, il se sent très seul. Le docteur rentre dans sa chambre d’hôpital et Oskar demande où est Otto.
Il lui dit : « Je ne sais pas. »
Oskar est malheureux et crie: « Otto !Otto !Otto! ». Zeynep

Oskar, avant que l’explosion n’ait lieu, part aux  toilettes et ne peut sortir après l’explosion. Il crie alors de toutes ses forces. Un soldat l’entend. Oskar est enterré sous des tonnes et des tonnes de terre. Le soldat creuse et enfin il trouve Oskar et l’emmène avec lui à l’hôpital le plus proche. Quelques temps plus tard, Oskar sort de l’hôpital où il s’est fait une petite amie  nommée Zia.
Cinq ans plus tard Oskar et Zia se marient et ont deux beaux enfants.
Sur le chemin de l’hôpital, Oskar retrouve Otto qui avait été jeté par l’antiquaire qui l’avait trouvé.
Il le prend et le donne à Zia qui le regarde bizarrement. Oskar lui adresse un sourire. Cybellia

Oskar et sa famille se sortent des bombardements.
Quand ils remontent à la surface tout est démoli mais ce qui est le plus endommagé, c’est le cœur d’Oskar. Il a peur pour Otto. Il ne sait plus quoi faire.
Sa famille fait la fête quand elle apprend qu’elle sera relogée. Oskar, lui, se dit : «Et si j’ai un grand lit avec qui le partager ?»
Décidé, il part à la recherche d’Otto pour effectuer la mission que son ami David lui a confiée. Il est prêt à gravir des montagnes, à escalader des bâtiments pour retrouver Otto. Malheureusement il y a beaucoup d’endroits. « Où  pourrait-il être ?» se demande-t-il.
Souffrant du cœur, il pleure beaucoup car il le veut vraiment ce doudou.
« C’est toute ma vie depuis que David est parti». Mathias

Oskar est blessé pendant les bombardements. Sa famille ne peut pas aller le chercher pour l’emmener à l’hôpital parce que il y a des combats.
Quelques temps plus tard, la famille d’Oskar regarde de la fenêtre pour voir s’il le voit. Ils le découvrent mort.
Hafsa

Oskar meurt pendant les bombardements à cause d’une grande explosion. Du sang coule de son  ventre. Sa mère pleure. Rumeysa

Oskar est blessé durant le bombardement de leur bâtiment en Allemagne.  Il part à la recherche d’Otto. Il le cherche partout et tout à coup, il le trouve.
Un soldat qui est avec d’autres soldats, est en train de le prendre Oskar. Les  soldats commencent à se battre.
Oskar voit un allemand et s’enfuit . Hayri

Oskar est sous les débris des bombardements. Il s’est réfugié dans une ruine. Oskar est touché au bras droit et il a quelques égratignures. Il appelle au secours.
Un soldat l’entend et part à sa recherche. Le soldat le trouve contre un mur en ruine. Il souffre. Le soldat le porte sur son dos jusqu’à un poste de secours.
Il veut sa mère, il appelle aussi Otto mais rien à faire personne ne répond.
Il est soigné mais il ne mange pas et n’arrête pas de pleurer.
Quelques jours plus tard, il reçoit qui lui dit que sa mère est morte. Manon

Oskar, séparé d’Otto, se mit à hurler « Otto ! ». Oskar cria si fort qu’il se fit repérer par des soldats.
Les gens terrorisés essayèrent de le stopper, mais c’était impossible même sa mère n’arrivait pas à le calmer .
Le lendemain matin, Oskar n’entendit aucun bruit.
« Mutti la guerre est-elle finie ? »  dit Oskar
« Je ne sais pas » répondit sa mère et tout d’un coup « Pan! ».
« Qu’est-ce que c’est ? »
« C’est la guerre qui est relancée » répondit-elle. Jordan

Oscar a voulu partir avec sa mère mais ils n’ont pas pu se sauver car il y avait des fusillades dans la cave.
Oscar avait peur et pleurait. Sa mère tremblait des mains et des jambes. Elles aussi avait peur et faisait semblant de ne pas avoir peur. Dans la cave tout le monde se cachait. Oscar se demandait où était Otto. Sedef

Après le bombardement, Oskar veut récupérer Otto sur le champ de bataille mais sa mère le retient. Ils s’enfuient le plus loin possible.
Lorsqu’ils arrivent loin du champs de bataille, dans le calme, ils passent des mois à marcher pour aller au Royaume Uni car ils ont de la famille là-bas. Ils y sont heureux.
Un jour, Oskar reçoit une lettre de l’armée qui dit que son père est mort.
Oskar et sa mère fondent en larme. Zeyd

Oskar, sa mère et d’autres personnes ont eu de graves blessures à cause du bombardement. Ils ont été à l’hôpital.
Dès qu’ils en sont sortis, ils sont allés se réfugier dans une autre cave.
Mais Oskar et sa mère se sont fait bombarder et ils ont succombé. Le père d’Oskar revient de guerre et se demande où sont Oskar et sa femme. Otto lui annonce qu’ils sont morts. Théo

Oskar est vivant et il cherche Otto dans tous les coins détruits, mais il ne le trouve pas.
Alors il part chercher un autre ours avec ses parents dans la boutique d’un antiquaire. Oskar en trouve un comme Otto. Ses parents l’achètent et Oskar l’appelle comme le précédent.
Oskar fait des bêtises avec Otto et aussi des blagues. Marie-Sarah

Oskar a essayé de se cacher pour éviter le bombardement mais un soldat ennemi l’a vu et lui a tiré dessus.
Il a été blessé alors sa famille l’a emmené à l’hôpital. Yassim