La visite de la ferme du Tumulus

Mardi 11 mai 2021, nous sommes allés visiter un ferme bovine, le « Domaine de tumulus » à Bonnat. Nous avions décidé cela au conseil en début d’année.
Nous avions préparé un questionnaire pour Patrick, l’agriculteur qui nous a accueillis.
1) Le matériel agricole et la ferme
– Quel matériel as-tu ? J’ai 4 Valtra (tracteur), un endaineur, une faneuse, un pailleuse, une botteleuse, une herse des près.
– Participes-tu à une CUMA pour certains matériels et outils ? Oui, je participe à 2 CUMA.
– Combien as-tu d’hectares ? J’ai 245 hectares, 40 hectares de moisson, et le reste pour les fauches et la prairie.
– Quelle(s) marque(s) de tracteur as-tu ? Ce sont des Valtra
     
2) Les animaux de la ferme ?
– Quelles races de vache as-tu ? J’ai des limousines, des jersiaises et des normandes.
– Pourquoi as-tu deux sortes de vaches différentes ? C’est pour la production de viande (Limousine) et de lait (Jersiaise et Normande).
– Combien as-tu de vaches ? de veaux ? J’ai 13 jersiaises, 100 limousines (certaines croisées charolaises), 2 normandes, 73 veaux.
– Combien as-tu de veaux en ce moment ? J’ai 73 veaux.
Les jersiaises
les limousines
– As-tu d’autres animaux que les vaches ? J’ai des poules, des cochons, des lapins et un chien.
– Quelle alimentation donnes-tu à tes animaux ? Est-ce différents selon les laitières ou les vaches à viande ? Pour les vaches à viande, c’est foin, céréale et les laitières, céréale, foin et un peu de paille. Dans les deux productions, elles vont aussi au près où elles mangent de l’herbe. Les laitières y vont tous les jours et on va les chercher pour les traire. Toute la nourriture est produite à la ferme.

 

3) La production de la ferme
– Quels produits vends-tu? Je vends des yaourts, du fromage, du beurre, et de la viande.
– Manges-tu ce que tu produis ? Oui.
– Où vends-tu tes produits ? Je vends en circuit-court dans des magasisn ou groupements (Gouzon, Guéret, Champsanglard …), aux collectivités comme les cantines et à l’extérieur pour les broutards.
– Combien de litres de lait produisent tes vaches par jour ? de 8 a 10 L par jour.
– Où vont tes vaches à l’abattoir ? A Montmorillon.
– Aimerais-tu faire d’autres productions (ex: cochon) ? Je fais quelques cochons.
– Comment fais-tu tes produits laitiers ? D’abord il y a l’écrémeuse il y a plein de petits disques. On met le lait dans cette machine qui tourne pendant 30 min quand il n’y a pas beaucoup de lait ou 1h quand il y en a beaucoup. Il y a un côté le petit lait sort puis de l’autre côté la crème sort.
L’écrémeuse
Il y a 4 salles. En première, il y a le sas d’entrée, en deuxième la salle de transformation avec des tables inox pour éviter la rouille, puis en troisième c’est la laverie, enfin on a la chambre froide où il y a tous les produits. Il y a la machine de pasteurisation qui elle sert à pasteuriser pour faire le beurre. Dans la chambre froide, il fait + 4° . Les fromages restent devant un ventilateur pendant 1 mois pour le séchage . 70L de lait sont transformés par jour. Pour les yaourts, il en fait 650 deux jours par semaine. Le lundi, il fait le beurre ; le mardi et le mercredi, il fait juste la crème ; le mercredi, il fait la crème au chocolat ; et le jeudi et le vendredi, c’est les yaourts .
Mélissa et Tyméo dans le sas
4) Le métier d’agriculteur
– Quelle est ta race de vache préférée ? J’aime les jersiaises, les normandes et les limousines, celles que j’élève !
– Depuis quand fais-tu ce métier ? Cela fait plus de 20 ans.
– Embauches-tu un ou plusieurs employés dans ta ferme ? Oui, j’ai un ouvrier.

 

Les avis des élèves
On a bien aimé la sortie à la ferme parce qu’il y avait des petits veaux qu’on pouvait caresser et nourrir en leur donnant du lait. On a adoré sortir les vaches pour les mettre au près. On a appris beaucoup de choses : qu’il fallait bien nettoyer les instruments pour traire, avec quelle nourriture pouvaient être nourries les vaches, comment faire les produits laitiers, qu’il y avait toujours une cheffe dans le troupeau (son nom était Capitaine), que les vaches sont parfois peureuses et affectueuses. En rentrant en classe, on a dégusté les yaourts à plusieurs goûts, on les a tous appréciés !
On conduit les jersiaises au champ
Tyméo et Baptiste
photographie : Mélissa

Nos métiers dans la classe

Dans la classe on a des métiers pour la semaine. Pour que tout le monde passe on change toutes les semaines. Les métiers de la classe servent à aider un peu tout le monde.
Comme métier il y a :
– écrire la date en anglais et français
– le distributeur : il donne les cahiers du jour ou les papiers pour les familles
– le ramasseur : il ramasse les cahiers du jour ou les mots signés
– répondre au téléphone quand quelqu’un appelle
– l’appel cantine : il sert à savoir qui mange à la cantine
– effacer les tableaux en fin de journée
– le chef de rang : en ce moment, à cause des mesures sanitaires, il demande si on s’est lavé les mains, sinon il sert à ce que l’on rentre en classe dans le calme
– le rangement des jeux de cour : on range les jouets dans la caisse correctement à la fin de la journée
– vérifier le rangement de la classe, arroser les plantes et vider les poubelles
– mettre le couvert, en ce moment il va relire les dictée, mais sinon il met le couvert avec Annie la cantinière
– débarrasseur de table : il nettoie les chaises et les tables
– le remplaçant : quand quelqu’un est absent il fait son métier.
Moi j’aime beaucoup faire les métiers. Je trouve ça bien, ça sert à quelque chose, ce sont des petits métiers que j’aime bien faire. Pour moi c’est un plaisir. Et puis ça nous apprend à être responsable.
Camille

L’orchidée

C’est une fleur de la famille des orchidacées. Cette plante se retrouve dans les quatre coins du monde. Elle est menacée, il faut donc la protéger de toutes les manières possibles. En France les orchidées poussent comme des herbes dans le sol et forment des bulbes. Mais dans la forêt tropicale elles poussent sur les arbres comme une liane ou comme le lierre. Ses racines ne vont pas dans le sol mais l’aident à grimper jusqu’en haut pour capter la lumière avec ses feuilles. C’est sa façon de se nourrir. Pour se reproduire, elle imite la forme des insectes (bourdons, abeilles …). Alors le mâles insectes vient se poser sur la fleur et se rend compte que ce n’est pas une femelle et part avec du pollen jusqu’à une autre orchidée. L’insecte permet alors la fécondation.
Les orchidées d’Europe https://fr.vikidia.org/wiki/Orchid%C3%A9e
Le saviez-vous ? La vanille est une orchidée. On mange les graines de ses gousses.
Fleur de vanille https://fr.vikidia.org/wiki/Orchid%C3%A9e

L’orchidée est aussi une plante cultivée très appréciée pour sa grande beauté. C’est une plante à la tige longue, avec des fleurs roses, bleues, rouges bordeaux ou bien jaunes. Et quand elle est petite on dirait qu’elle a des veines. Il faut la mettre dans un saut avec un petit peu d’eau pour la nourrir. Ses racines ont besoin de soleil, on la met donc dans un pot transparent, avec une soucoupe pour éviter de mettre de l’eau partout. Il y a des troues en dessous du pot pour absorber l’eau.

 

Ninon L.

Le métier de mangaka

Un mangaka(漫画家) est un auteur de manga (des bandes dessinées japonaises) .
Il doit sortir ses livres rapidement et il n’a pas toujours le contrôle totale sur son œuvre. Selon la réputation et le succès auprès du public, l’ éditeur avec lequel il travaille peut lui demander de poursuivre ou d’arrêter l’histoire.
Les mangakas peuvent se partager le scénario et le dessin, comme le font Tsugimi Oba et Takeshi Obata les auteurs de Bakuman , Death Note et Platinum End . Mais de nombreux mangakas tel que Akira Toriyama ( l’auteur de Dragon Ball) font les deux en même temps.
Avant que l’histoire devienne un manga, l’œuvre est généralement publiée sous forme de feuilleton dans des magazines de prépublication de manga suivant différents rythmes de parution, en épisode de dix à vingt pages, avant de finalement sortir en plusieurs tomes .
Au Japon, on demande généralement au mangaka une très grande productivité. Beaucoup d’entre eux doivent livrer en une semaine plus de vingt planches. Mais si leur manga fonctionne bien, ils peuvent gagner beaucoup d’argent et voir leur série portée à la télévision, au cinéma…
Le salaire d’un mangaka est estimé en moyenne à 24 000 euros par an, un peu moins que celui d’un employé de société estimé à 35 000 euros .
Les mangaka travaillent généralement seul mais ils peuvent avoir des assistants qui les déchargent des parties les plus embêtantes de la création d’un manga (dessin des personnages de second plan, les décors, le remplissage, le gommage des planches). Généralement, la carrière d’un mangaka commence d’ailleurs par l’assistance d’un autre mangaka. L’éditeur est souvent très impliqué dans les histoires, comme Takashi Nagashaki, devenu le scénariste de Naoki Urasawa .
Osamu Tezuka  en 1951 https://fr.wikipedia.org/wiki/Osamu_Tezuka
Osamu Tezuka est un mangaka dans les années 50. Son travail lui a donné comme surnoms : le père du manga , le parrain du manga et le dieu du manga . Il est souvent considéré comme l’équivalent de Walt Disney .
Clémentine

Prix Passerelle : rencontre avec Johan Héliot.

Le Jeudi 25 mars 2021, nous avons fait une visio avec les 6éme du collège de Dun et Johan Héliot, auteur de roman jeunesse qui a écrit « La dernière sorcière ». Nous lui avons posé des questions avec les 6ème sur le livre, sur le métier d’écrivain et des questions personnelles. A la fin Johan Héliot avait préparé un petit quiz sur le livre. Nous avons répondu à ses questions un par un.
Questions personnelles
Pourquoi as-tu choisi ce pseudonyme ?
Johan car c’est mon prénom et Héliot, parce que mon chien s’appelait comme ça.
Le métier d’écrivain
Depuis quand, et pour quelle raison écris-tu des livres ?
J’écris depuis 20 ans. J’ai commencé à 16 ans au lycée. A 29 ans j’ai sorti mon premier livre.
Est-ce que le métier d’écrivain te permet de vivre ?
Oui et non.
Est-ce que c’est difficile d’être écrivain ?
Oui, ce n’est pas facile car il peut y avoir des blocages, parfois je n’avance pas. Il faut beaucoup de travail.
Combien prends-tu de temps pour écrire un livre et comment t’organises-tu ?
Il faut entre 3 mois à 8 mois pour écrire. Je commence par faire un plan, puis je me documente, ensuite j’écris et pour finir je me corrige.
Te souviens-tu des détails de tes histoires ?
Pas pour toutes.
Comment trouves-tu le titre d’un livre ? (après ou avant l’écriture)
Ça dépend, on peut le trouver avant ou après.
Pourquoi aimes-tu écrire ?
Parce que j’aime lire.
Comment se passe la création d’un livre ? (illustration, fabrication,…)
Il faut d’abord que les idées viennent. Je lis des articles, je regarde des film pour trouver le décor et le thème puis je pense aux personnages. Je crée un squelette pour que l’histoire tienne debout puis j’écris.
Enfin, j’envoie la première version à l’éditeur qui m’aide à améliorer le texte. Puis le livre est fabriqué.
Comment écris-tu ? (Où, quand, comment)
J’écris dans une pièce où il y a de la musique de film, 2 heures le matin et 2 heures la nuit pour la concentration. Au début j’écris sur un petit carnet, ou sur des post-it, puis j’utilise le traitement de texte, pour faire des modifications c’est plus facile.
Ecris-tu d’autres genres de livres ?
Pour le moment, je n’écris que des romans.
Combien as-tu écris de livres ? Et lequel serait ton préféré ?
Dans les 80 à 90 livres. Je les aime tous.
La Dernière sorcière
Comment t’est venue l’idée du livre La Dernière Sorcière ?
En regardant beaucoup de films et de séries.
Vas-tu écrire une suite à La Dernière Sorcière ?
Je ne sais pas.
Pour qui as-tu écris ce livre ?
Pour aucun public en particulier.
« La Dernière Sorcière » existe-il en film ?
Non, pas encore.
Questions plus larges
Quel est ton auteur préféré à part toi bien sûr ?
Victor Hugo et Guy de Maupassant.
Connais-tu d’autres écrivains, notamment du prix Passerelle ?
Oui, mais je ne les ai jamais rencontrés.
Conseil aux écrivains donné par Johan Héliot :
« Le véritable talent c’est la persévérance » Stephen King
Louna et Mélissa

 

Retrouvez des présentations des romans du prix Passerelle par les élèves de 6e du collège Benjamin Bord de Dun le Palestel :
Présentations romans prix Passerelle

Le rituel patois de Pierre

Mon arrière-grand oncle Fernand dans les grands terres près de St Sulpice, vers 1975.
Tous les jours je présente un mot en patois. Bon je vous avoue que toute la classe se débrouille pas mal, mais pour vous, c’est dur d’apprendre une autre langue .
Comment ça se passe : je commence par faire répéter les mots déjà vu et après j’en dis un nouveau chaque jour .
Nous avons déjà vu les animaux et nous avons commencé les mots du quotidien, comme aujourd’hui, manger etc … nous faisons le rituel vers 9h30 chaque matin.
Quelques mots déjà vu en classe,  aujourd’hui c’est « aneu », manger c’est  » mingea », boire c’est « beure ».
Attention, à tous ceux qui veulent apprendre le patois, il faut prendre celui parlé dans votre village.
Par exemple : le pain se dit « pan » à St Sulpice alors qu’à Bussière, cela se dit « pô »
Pierre

Le métier de maçon


 
Comment devenir maçon ?
Il faut avoir un ou plusieurs de ces diplômes qui se font en apprentissage :
– CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) maçon
– CAP constructeur en béton armé.
– BP (Brevet Professionnel) maçon.
– BEP (Brevet d’Etudes Professionnelles) aménagement et finitions.
– Bac pro intervention sur le patrimoine bâti (maçonnerie, charpente, couverture).
– BTS (Brevet de Technicien Supérieur) bâtiment.
Quelles sont les missions du maçon ?
Le maçon est le premier corps de métier qui intervient sur un chantier de construction, après le terrassier qui prépare le sol. Polyvalent, le maçon exécute le gros œuvre sur des constructions neuves et anciennes : de la maison individuelle au stade de la construction d’un immeuble, à la rénovation d’un château, des piscines aux monuments. Le maçon crée les fondations selon les indications du géomètre. Il monte les murs, installe les cloisons, scelle les poutrelles, etc. Il met en place les blocs fenêtres, et les panneaux préfabriqués. Il est responsable de l’étanchéité, de la solidité du bâtiment, de l’isolation phonique et thermique.

 

Ses compétences et ses qualités.
– Fin connaisseur des matériaux de constructions : ciment, parpaings, béton, pierres, etc
– Techniques de maçonnerie : coffrage, moulage, ferraillage, etc
– Maitrise des outils : truelle, taloche, fil à plomb, bétonnière, niveau etc
– Résines et mortiers : chaux grasse, chaux hydraulique, plâtre.
– Lecture des plans, traçage et repérage avec une extrême précision.
– Le maçon a une bonne condition physique. Il est organisé et respecte les règles de sécurité.
Baptiste