Boeing 777 : l’hypothèse du crash semble se confirmer

 Voilà maintenant 17 jours que le Boeing 777 du vol MH370 de la Malaysia Airlines reste introuvable dans l’océan Indien. Parti de Kuala Lampur pour Pékin cet avion transportait 239 passagers, dont la survie n’est pas une hypothèse envisageable.

 

Hier, le Premier ministre malaisien, Najib Razak, a déclaré que le Boeing 777 s’est écrasé dans le sud de l’océan Indien. L’annonce a dévasté les familles des victimes, notamment chinoises ( 153 passagers), rassemblées dans un hôtel à Pékin. La thèse du crash reste la plus probable même si d’autres hypothèses ont été soulevées comme celle du détournement d’avion : deux passagers clandestins avaient embarqué à bord de l’avion avec des passeports volés.

Boeing 777 (2) commons.wikimedia.org

 

Zone de recherche.

Grâce à des données satellitaires, la compagnie britannique Inmarsat a déterminé une zone de recherche plus ciblée : à 2500 kilomètres au sud-ouest de Perth ( Australie). Cette zone est réputée pour être une des plus inhospitalières du globe « à cause des vents, des courants violents et fortes vagues » explique une chercheuse de l’Université de Brest. Ainsi deux objets flottants ont été aperçus par un avion australien : « Il est possible que ces objets soient récupérés demain [aujourd’hui, ndlr] au plus tard ». Selon Gérard Arnoux, ancien commandant de bord à Air France et spécialiste en accidents aériens « rien ne permet de dire si ces objets sont des débris de l’appareil ».

 Carte 2

Carte réalisée par Anaëlle, Jordan et Maëlle

 

Le schéma semble se répéter

La priorité de la marine américaine est de rechercher les boîtes noires de l’appareil,  même si cette quête s’annonce longue et difficile car la zone de recherche est trop vaste pour commencer des recherches sous-marines, a indiqué hier le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) français. Comme les boîtes noires n’émettent des signaux que pendant un mois, on peut ensuite utiliser les Remus, des sous-marins télécommandés capables de plonger à grande profondeur. Ce sont ceux qui avaient découvert l’épave du vol Rio-Paris d’Air France, après plus de vingt-deux mois de recherches.

Même si la découverte d’une épave de l’avion est envisageable, cela s’annonce comme un immense défi et le mystère est loin d’être résolu.

 

Par Anaëlle, Jordan et Maëlle