Les deux faces du Darkweb

Le monde d’Internet est un vrai iceberg, constitué de plusieurs couches. Nous allons analyser l’une d’entre elle, le DarkWeb, à la fois une plateforme de la cybercriminalité mais aussi un formidable moyen d’expression.

Le Darknet. Source image : France Inter

Le Web Profond dit « Web Noir » plus communément appelé Dark Web, est une partie du World Wide Web caché.  Ce web est  garanti tout anonymat, ou presque, et pour y accéder, il faut un moteur de recherche spécial : Tor ( The Onion Router)

La première face du DarkWeb est celle la plus connue, la vente de produits illégaux :

Sur le DarkWeb, nous pouvons trouver tout ce qu’il y a de possible et imaginable, et en général des choses illégales voire immorales :  de la drogue, des armes, des logiciels permettant de  hacker, des cartes bleues, il y a aussi du trafic humain (surtout des femmes) et même du trafic d’organes humains. Contrairement aux apparences, aller sur le DarkWeb est très simple à condition de s’y connaitre et de se renseigner auprès des bonnes personnes. Pour prolonger l’anonymat, les acheteurs payent avec une monnaie virtuelle, nommée le BitCoin.

Le DeepWeb /  DarkWeb c’est pareil non ?

Contrairement à ce que tout le monde croit, NON : le DeepWeb et le DarkWeb ne sont pas la même chose. Pour fonctionner, le DarkWeb a besoin d’un moteur de recherche indépendant, c’est la couche la plus profonde du Web. Tandis que le DeepWeb concerne, lui, des séries de pages non indexées, c’est à dire des pages web que nous ne pouvons pas retrouver en faisant une simple recherche « Google » par exemple, mais que nous pouvons tout de même retrouver sur l’Internet « Normal ».

Mais alors, est-ce légal?

Le DarkWeb est  quelque chose de complètement légal, contrairement a ce que l’on pourrait penser. Il permet, grâce à son moteur de recherche en .onion,  de protéger ses informations personnelles et d’être ainsi complètement anonyme. Par contre consulter des sites eux-mêmes illégaux reste bien entendu totalement hors-la-loi.

La seconde face du DarkWeb  permet de lutter contre le totalitarisme et assurer la liberté d’expression :

Si la criminalité peut s’épanouir sur le DarkWeb, elle n’est pas la seule : la liberté d’expression aussi ! Nous pouvons retrouver des journalistes, des lanceurs d’alertes, des activistes et des citoyens en quête d’anonymat. Des sites mondialement connus font surface dans la couche profonde du DarkWeb.

Par exemple, FaceBook  à crée à son propre site web .onion pour assurer l’anonymat de ses utilisateurs.

Nous pouvons aussi  y trouver des sites de presse comme The Washington Post, The New Yorker, The Guardian ou The Intercept, qui permettent à chacun de lire l’actualité, y compris lorsqu’on vit dans un pays totalitaire où la censure est présente et où on ne peut pas s’informer réellement par les voies officielles.

La création de ce Web « caché » est une réelle avancée dans le monde contre la censure de l’état, grâce à cela des pays isolés du monde peuvent communiquer.

Sources pour aller plus loin : Lucieetval / Newsmonkey

                              Article rédigé par Claudia Maston

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