Une seule règle : vérifier sa source !

L’information sans frontières est le thème de la Semaine de la Presse cette année. Pour en savoir plus sur le sujet, nous avons interviewé deux journalistes, Mathilde Blazeau de France 3 Pays de Corrèze et Cyril Perrin, de La Trousse Corrézienne, pour connaître leur position vis-à-vis de l’information mondialisée. Ecoutez notre bande-son !

Un journaliste peut, depuis la France, s’intéresser aux informations mondiales ! Dessin de presse réalisé par Ilona.

France 3 pays de Corrèze est une chaîne de  télévision locale en  Corrèze, qui  propose des informations très correziennes, tandis que la   Trousse Corrézienne est un journal papier local qui paraît tous les 2 mois et qui est rédigé essentiellement par des bénévoles engagés et citoyens.

Voici ce qu’ils nous ont répondu :

(Montage Audacity, son libre de droit  : Universal Sound bank)

Initiation radio. Photo Mme Cardonne

Article écrit par Romane Colas, Audrey Vidalie,

Ilona Verwilghenechinard , Yamina Ghachou

et avec l’aide de Emma journaliste au collège Eugène Freyssinet d’Objat

Bio vs industriel : Qui gagnera ?

Dans cet article, nous allons vous parler des inconvénients et des avantages des produits BIO et  des produits industriels.

Bio vs industriel, the battle. Dessin de Lily et Gladys.

Tout d’abord, qu’est-ce que l’agriculture biologique ?

C’est une méthode de culture dans laquelle aucun pesticide chimique ni engrais chimique ne sont utilisés. Ils sont remplacés par des produits issus des plantes ou des animaux, comme le fumier ou encore, le compost.

Mmmmh… Il a l’air bon ce panier BIO. Source: maba blog

 

On ne va pas se mentir, les agriculteurs qui cultivent du BIO, ont le droit d’utiliser des pesticides, mais issus de produits naturels et respectant le cahier des charges.Ensuite nous allons nous pencher sur les produits industriels, qu’est-ce que l’industriel ?

« L’industrie consiste à transformer la matière au moyen de machines. Les produits industriels sont de mauvaise qualité car ils sont fabriqués à base de produits pas chers et qui sont donc de mauvaise qualité » nous a dit Thibaud Benaud, de l’association La Dépaysante.

Les avantages et les qualités du bio et de l’industriel.

Et ça c’est l’industrie !!! Source: le blog de imagiter.over-blog.com

Dans les produits BIO, il n’y a pas de conservateurs, donc on ne peut pas les garder trop longtemps… Mais ils sont bien meilleurs pour la santé que les produits industriels car les conservateurs sont mauvais pour la santé, et les produits chimiques, n’en parlons même pas…

Même si les produits industriels peuvent se garder plus longtemps que les autres et qu’ils font gagner du temps puisqu’ils sont pour beaucoup précuits, ils sont nocifs pour notre organisme.

Thomas Andrieu, du Lycée agricole de Voutezac en Corrèze, qui pratique l’agriculture bio, nous dit : « Le bio, ça ne veut pas dire pas transformé. On peut avoir des produits bios qui sont transformés, par exemple du pain bio, le pain est un produit transformé, ce n’est pas un produit de base. Un produit bio est un produit qui répond à des normes et une charte, c’est-à-dire que c’est un produit qui va utiliser peu de pesticides, qui va être respectueux de l’environnement. »

La question, ce n’est pas de savoir lequel va gagner, mais celui que vous voulez manger.

Sources des informations : AgenceBio, LaSantéDansL’Assiette et FuturaSciences.

                                                                     Article réalisé par : Gladys et Lily.     

Bien Bon Bio


Nous allons vous parler de l’agriculture bio et répondre à plusieurs questions. Nous avons aussi interviewé Thomas Andrieu qui travaille au lycée agricole de Voutezac en
Corrèze.

Source image : lamaisonbios.com

Qu’est ce que l’agriculture bio ?

L’agriculture biologique constitue un mode de production qui a recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect de l’environnement. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite d’emploi d’intrants ( le terme intrant est employé pour désigner l’ensemble des produits qui ne sont pas naturellement présents dans le sol et qui y sont rajoutés afin d’améliorer le rendement de la culture. ).

Pourquoi l’agriculture bio ?

L’agriculture biologique est à privilégier car il y a moins de produits toxiques comme des pesticides, qui peuvent être dangereux pour la santé et donner des cancers. L’agriculture biologique fait aussi un geste pour la planète, pour l’environnement car il y a moins de produits toxiques. Enfin, en achetant des produits bio, nous aidons les agriculteurs engagés à continuer leur travail.

A bas les pesticides ! dessin fait par Emily

Le témoignage d’un acteur de l’agriculture bio

Nous avons interviewé Thomas Andrieu, qui est chef de culture sur  l’exploitation des jardins ruraux au lycée agricole de Voutezac. Nous lui avons posé quelques questions et voici ses réponses :

 

  • Est-ce mieux de manger bio ?

« Ça dépend de quel produit bio parce que, entre une tomate bio donc AB que tu achètes chez un quelconque producteur en juillet, ou une tomate bio que tu achètes au supermarché qui vient d’Espagne, ce n’est vraiment pas le même produit. Le produit du producteur d’à côté et qui est de saison est bien meilleur pour la santé que celui qui n’est pas de saison et qui vient de l’autre bout de la planète... »

Sources des informations : Bio provance, et FuturaSciences.

 

Article écrit par Emily, Samantha et Jade

 

Pas touche aux retouches !

Parfois, les photos peuvent mentir. Aujourd’hui on va s’intéresser aux photos de presse. Comment savoir si la photo est fiable par rapport à l’information communiquée?

Photoshop peut faire maigrir ! Dessin réalisé par Camille.

À l’heure où les photos circulent sans cesse dans le monde, où on retient souvent la photo plutôt que l’info, il est utile de se pencher sur leur authenticité et leur message.

Par exemple, l’autre jour, j’ai vu circuler une photo du principal tout nu dans la cour du collège : info ou intox ?!! Et un chat en costume dans le bureau du principal : info ou intox ?!!

Parfois les photographies ne disent pas la vérité ou toute la vérité. Elles peuvent êtres mises en scène, trafiquées ou sorties de leur contexte. Donc, nous allons vous lister les différents problèmes qu’on peut rencontrer en regardant une photo de presse, puis vous proposer des solutions pour déceler le vrai du faux.

Les photos peuvent être réalisées sous le contrôle d’un dictateur par exemple, donc biaisées. Cela peut être une mise en scène qui n’a rien de naturel et qui est en fait de la simple propagande. Kim Jong-un est un spécialiste de la photo de propagande !

Les photos peuvent subir un montage : par exemple prendre une photo et remplacer la personne qui est dessus, ou enlever une personne, ce qui change complètement le sens de la photo.

Les trucages sont nombreux : amincir une silhouette, supprimer une personne, insérer un élément qui n’existait pas…. C’est très facile avec Photoshop !

La légende a aussi son importance : elle décrit l’image et permet de l’interpréter. Mais une légende peut mentir et donner une interprétation opposée à l’idée de départ quand le journaliste à pris la photo !

Pour savoir si la photo est fiable, on peut vérifier la source, par un examen attentif des photos ou vidéo, on peut par exemple soumettre une image à un moteur de recherche (Google image) pour savoir si le serveur la connait déjà.

Bien lire la légende pour comprendre l’image, et comparer l’image avec d’autres images du même événement.

Il faut savoir que l’organisation du World Press Photo, un prix international de photo-journalisme, a des règles très strictes sur la retouche d’images. Le clonage, la manipulation de pixels et le gommage d’éléments, entre autres, sont strictement bannis.

Malgré tout, une image de presse témoigne toujours d’une réalité vue à travers l’oeil du photographe, et il faudrait pouvoir toujours se référer à ce point de vue initial.

Sources des informations : le magazine Okapi n°1086 du 15 mars 2019 et le Nouvel obs

Camille et Solène

Comment bien se nourrir ?

En 2019, beaucoup de personnes désirent manger plus sainement en France. Nous avons interviewé Madame Ville Sophie qui travaille dans un magasin local à Naves en Corrèze « Les récoltes locales », et qui a donné des conseils pour mieux se nourrir.

Mangeons mieux ! dessin par Maëlle

Tout d’abord, manger moins de viande!

Sophie Ville nous conseille de manger de la viande, une à deux fois par semaine seulement ; de nous renseigner sur son origine, en privilégiant les producteurs locaux du Limousin, et le bien-être animal. Depuis 1990, les Français suivent en partie ces conseils puisque la consommation de viande a baissé de 12% en dix ans, sauf celle de volaille qui a augmenté.

Autre conseil : manger bio!

 

photo prise pendant notre interview de Sophie Ville, le 21/03/2019

L’agriculture biologique est un mode de production agricole qui protège l’environnement et qui respecte la vie des animaux. Elle ne met pas de produits chimiques dans les cultures de légumes et de fruits.

Manger mieux!

Tout d’abord, il faut regarder les ingrédients des produits qu’on achète, pour éviter les produits ou additifs chimiques. Le mieux est de ne pas consommer de plats industriels, de cuisiner soi-même, de limiter les apports gras et sucrés, et de ne pas aller dans  les fast-foods. Il faut surtout manger des fruits et légumes saisonniers, manger varié, et, pourquoi pas, produire ses légumes ou herbes aromatiques.

 

Sophie Ville, salariée depuis un an dans ce magasin créé il y a cinq ans, nous parle de son engagement : acheter à des producteurs avant tout locaux, du Limousin. Ce n’est pas possible pour certains produits, comme le chocolat ou les agrumes : ceux-ci viennent du sud de l’Espagne, mais sont achetés directement au producteur qui vient lui-même les livrer à Naves, afin d’éviter les intermédiaires et les multiples trajets. De plus, le magasin privilégie les produits bio, ou non traités par des pesticides.

Sources : http://www.guerir.org/dossiers/le-bio/le-bio-qu-est-ce-c-est.htm / https://www.lemonde.fr/festival/article/2017/09/11 /https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/09/06/

Article écrit par Maëlle et Océane

 

Consommer de la viande, quelles conséquences sur la nature ?

Aujourd’hui, la viande est un aliment omniprésent dans l’alimentation française. Nous allons nous intéresser à l’impact de la consommation de viande sur l’environnement. D’autre part, nous proposerons plusieurs solutions qui vous permettront de continuer d’en consommer, tout en se montrant plus responsables.

Consommons-nous trop de viande ? Source de l’image : halal-services.fr.

D’abord, quelques chiffres : qui consomme de la viande en France aujourd’hui?

En France, 96% des 69 millions d’habitants déclarent consommer de la viande. Cela pour des raisons multiples, comme le goût (72%) , les habitudes alimentaires (67%) et les bienfaits de la viande pour la santé (54%) car  88% des personnes interrogées estiment que la viande participe à l’équilibre alimentaire. Les végétariens et les Vegan représenteraient environ 2% de la population française.

L’élevage industriel, ça pollue ! Dessin Valentin et Valentin

Quels impacts sur l’environnement ? Pourquoi l’élevage pollue-t-il?

L’élevage en soi n’est pas très polluant, c’est l’élevage industriel qui l’est, car il produit des gaz à effets de serre, demande une consommation d’eau trop importante et des espaces toujours plus grands (qui participent à la déforestation), ce qui nuit dangereusement à l’environnement.

Comment manger de la viande de façon responsable?

Tout d’abord, nous nous sommes demandé quel était le problème de la viande en fast-foods… Nous avons interviewé Thibaud Benaud de l’association « La Dépaysante ».

Il nous a dit que les Fast-Foods servent de la nourriture tous les jours et en grande quantité. Il nous a également indiqué que la viande servie dans les Fast-Foods provient d’un élevage intensif, dans lequel les agriculteurs donnent des médicaments aux bêtes pour les faire grossir pour une production rapide, que les animaux sont donc élevés dans de mauvaises conditions et qu’ils viennent parfois d’ailleurs.

On peut conseiller de manger moins de viande, ce qui permettrait d’avoir des élevages plus petits et plus respectueux des animaux.

Sources des informations : La France Agricole, Le Monde

Écrit par Valentin bis.

Manger bien tout en consommant des protéines animales ?

En 2019, de plus en plus de personnes se tournent vers le végétarisme et le véganisme. Est-ce l’unique solution pour bien manger tout en préservant l’environnement et la santé  ?

Maïs ou cochon, même combat ! Dessin réalisé par Rémi et Enzo.

Tout d’abord, quelles sont les protéines animales ?

Quand on parle de protéines, on pense d’abord à celles qui proviennent des animaux : la viande (bœuf, volailles, porc, etc), le poisson, les œufs, le fromage, le lait…

Mais existe-t-il d’autres sources de protéines, qui ne viennent pas d’animaux ?

des produits riches en protéines, source de l’image : santé magazine

Nous trouvons en effet des protéines dans les légumineuses, comme les lentilles, les haricots blancs ou rouges, le quinoa ; ou encore le soja ; ou bien les fruits oléagineux comme les noix, les amandes ; ou encore les graines de citrouille ; enfin, les céréales…

Pourquoi limiter la consommation de protéines animales? Quels sont les impacts sur l’environnement ? Quels dangers pour la santé ?

Il faut limiter la consommation de protéines animales car l’élevage industriel, nécessaire pour répondre à la forte demande de l’homme, privilégie la quantité à la qualité. Les animaux sont donc élevés dans de mauvaises conditions : espace exigu, nourriture remplie de céréales, stratégies d’engraissement, comme des   médicaments pour faire grossir les animaux…

De plus, il y a un danger pour l’environnement car les grandes exploitations d’élevage industriel utilisent trop peu d’espace pour un trop grand nombre de bêtes, ce qui provoque une trop grande concentration de méthane, gaz à effet de serre produit par les vaches lors de la rumination et qui est nocif pour l’environnement.

S’il y a beaucoup de bétail, il faudra utiliser toujours plus de machine agricoles polluantes.

Enfin, les surfaces d’une grande exploitation seront insuffisantes pour nourrir le bétail : il faudra donc faire venir des aliments dans l’exploitation, multiplier les transports, ce qui polluera l’environnement.

Comment manger des protéines animales tout en mangeant sain et éthique?

Pour manger sain et éthique, il faut limiter les protéines animales, limiter la viande à 2 fois par semaine.

Conclusion : il ne faut pas bannir les protéines animales de notre alimentation mais seulement les limiter et être un consommateur engagé !

Sources : Thibaud Benaud, membre de l’association « La Dépaysante », et Sophie Ville, salariée du magasin « Les Récoltes locales » à Naves, Manger vivant

Article écrit par Benoît, Rémi, Enzo

Journalisme : avec ou sans frontières ?

En 2019, l’information n’a plus de frontières, mais il est indispensable que les journalistes respectent certaines limites, certaines règles. Nous avons interviewé deux journalistes présents aujourd’hui à l’ESPE de Tulle, Estelle Bardelot du journal La Montagne et Philippe Van Assche du journal La Trousse corrézienne.

Conférence sur l’information sans frontières. Photo Mme Cardonne.

Aujourd’hui, jeudi 21 mars 2019, nous avons pu rencontrer des journalistes pour la Semaine de la Presse, à l’occasion de la journée e-reporters. Ils nous ont dit que la frontière, en journalisme, ce n’était pas qu’une histoire de géographie. C’est aussi la frontière qu’on se fixe dans son métier.

Tous les journaux locaux tels que la Montagne ou la Trousse corrézienne, journal associatif, sont soumis à leur déontologie, et à leurs propres règles morales. Leurs frontières.

 » On a une déontologie, une éthique ; vérifier les informations, ne pas diffamer, ne pas insulter, faire attention au droit à l’image », nous explique Estelle Bardelot, journaliste à la Montagne. « La déontologie journalistique peut être fructuante d’un média à l’autre, il n’y a pas de règles communes, il y en a une mais qui est discutable sur plusieurs points. » Nous explique Philippe Van Assche.

Journalisme avec ou sans frontières. Dessin de presse réalisé par Ilona, Léa et Manon.

En général, les journalistes essaient de traiter tous les sujets, même si certains restent tabous, comme ceux qui les concernent personnellement. « Nous sommes des journalistes citoyens impliqués sur le territoire. Donc c’est vrai qu’on a des difficultés à parler des endroits où l’on travaille. On s’est donné la règle de ne pas en parler. On pense qu’on ne pourrait pas avoir la distance suffisante pour être critique. », nous confie un journaliste bénévole. Le journaliste a le pouvoir, en faisant un article, « d’infirmer ou confirmer certains préjugés », nous dit la journaliste de la montagne.

Ilona, Léa et Manon.