La vérité emprisonnée

La journaliste Zhang Zhan en prison a été  emprisonnée pour avoir filmé Wuhan : elle obtient le soutien de l’Union Européenne, mais a entamé une grève de la faim.

Zhang Zhan est une journaliste chinoise et une lanceuse d’alerte (une personne ou un groupe qui essaye d’avertir d’un danger. Il agit pour le bien du plus grand nombre de personnes mais contre l’intérêt de certains…) : journaliste, son rôle est d’avertir la population, alors elle se rend à Wuhan pour filmer la quarantaine et les conditions chaotiques de l’hôpital qui est surchargé. Malheureusement pour elle, en Chine, la presse est censurée et les journalistes ne peuvent pas écrire tout ce qu’ils veulent. Elle publie ses vidéos le 12 mai 2020 et est arrêtée le 13 mai, soit moins de 24 heures après la publication de ses vidéos.

Zhang Zhan est arrêtée dans la discrétion car sa famille n’apprend sa détention qu’un mois plus tard, le 19 juin 2020. Elle est donc portée disparue pendant un mois. Zhang Zhan passe sept mois en prison avant son procès. Celui-ci a lieu le 28 décembre 2020 et la journaliste est condamnée à 4 ans de prison pour «provocation aux troubles» et diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux.

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Zhang Zhan est emprisonnée à Shangaï. Elle a entamé une grève de la faim dans l’attente de son procès. L’Union Européenne a soutenu la journaliste et a demandé, le lendemain de son procès, sa libération. Cette demande est renouvelée pour qu’elle puisse accéder aux soins qui lui sont nécessaires, car son état est critique et elle risque de mourir. Le 31 juillet 2021, elle a été admise à l’hôpital pour malnutrition. Cependant, elle a été renvoyée en prison et continue une grève de la faim partielle, malgré les risques énormes pour sa santé, qui continue de se détériorer très vite.

Les lanceurs d’alertes en Chine sont légalement protégés par la constitution et des articles de loi autorisant les critiques et les plaintes contre l’État et les fonctionnaires pour «violation de la loi ou négligence de ses devoirs ». Pourtant, le pays a condamné de nombreuses personnes considérées comme des lanceurs d’alerte, notamment lors du début du COVID-19. Le gouvernement les accuse de fabrication ou de déformation des faits à des fins de diffamation ou de désinformation pour justifier leurs arrestations.

En France, les lanceurs d’alertes sont protégés par des lois et les lois, en France, ne sont pas violables. Ce qui fait qu’en France, Zhang Zhan n’aurait pas été condamnée. La Chine étant une dictature (si l’on considère la définition d’une dictature : un régime politique où les dirigeants ont tous les pouvoirs et les habitants ne sont pas libres) , le gouvernement fait ce qu’il veut :  il punit les personnes qui contredisent ses façons de gouverner le pays comme les lanceurs d’alertes (à l’exemple de Fang Bin, Chen Qiushi, le docteur Li Wenliang…).  La journaliste est récompensée le 18 novembre par le prix de Reporters sans frontières 2021 pour la liberté de la presse, catégorie du courage.

Camille Ducher (4ème) – Texte & Pioupiou

 

Souces d’information : fr.wikipedia.org, www.amnesty.f , www.lefigaro.fr

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