Histoire d’hypoxie

Le prix nobel 2019 de médecine a été attribué à un Britannique et deux Américains pour leurs découvertes sur l’adaptation de nos cellules, tissus et organes, aux besoins en oxygène.

Ce lundi 7 octobre, des chercheurs ont obtenu le prix Nobel de médecine 2019 : Wiliam Kaelin, un professeur de médecine spécialisé en oncologie, enseigne à l’Université d’Harvard; il a également reçu en 2016 un prix au Lasker Award pour différentes recherches, et travaille en ce moment-même sur des protéines qui suppriment des tumeurs cancéreuses. Peter Ratcliffe est un docteur et un biologiste cellulaire et moléculaire

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à l’hôpital John Radcliffe de l’université d’Oxford; il a reçu ce prix Nobel pour ses travaux sur la réaction des cellules à l’hypoxie*. Gregg Semenza est également un professeur de médecine génétique, de chimie biologique, de pédiatrie, de radio-oncologie, et de radiations moléculaires à l’université Johns-Hopkins. Il est connu pour ses découvertes sur HIF-1, un facteur de transmission permettant aux cellules cancéreuses de s’adapter à la variation d’oxygène dans différents environnements.

© huffingtonpost.fr

Toutes leurs recherches ont montré comment nos cellules s’adaptent à la quantité d’oxygène qu’elles reçoivent, et les impacts de cette adaptation sur le corps. Elles permettraient, par exemple, de stopper l’apport d’oxygène dans une partie ou la totalité de votre corps, ce qui aurait pour conséquence d’éviter la propagation de la maladie à l’intérieur de notre corps,  donc de nous tuer. L’idée (simplifiée) à la base de leurs hypothèses scientifiques, c’est que plus nous montons en altitude, moins il y a d’air, donc nos cellules vont libérer des doses d’EPO ou d’érythropoïétine (une hormone qui augmente la production d’érythrocytes ), ce sont les globules rouges, ce qui permet d’adapter le corps au manque d’oxygène. Si on maîtrise cette régulation des cellules, on maîtrise aussi de nombreux mécanismes en œuvre dans des maladies aussi diverses que les cancers, l’anémie, les infarctus, ou même la guérison de blessures.

Ces chercheurs ont donc obtenu pour toutes leurs recherches et  leurs découvertes époustouflantes un prix qui s’élève à 830 000 euros, que les trois scientifiques devront se partager, pour poursuivre leurs travaux. Les prix Nobel existent depuis le décès de Alfred Nobel en 1896 : l’inventeur de la dynamite a demandé que chaque année sa fortune soit donnée aux personnes qui auront apporté un énorme bénéfice à l’humanité. Une idée géniale, pour aider des scientifiques brillants!

Laly Barruel (4ème)

Sources : pourlascience.fr, © huffingtonpost.fr

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