À bout de souffle

Depuis le début de l’année 2019, des feux d’une grande ampleur, souvent volontaires, se sont déclarés dans la forêt amazonienne, mettant en péril des populations, notamment indigènes, des milliers d’espèces végétales et animales, ainsi qu’une grande partie des ressources en oxygène de notre planète.

© lemonde.fr

Cette année ce sont plus de 7853 km2 de forêt amazonienne qui ont été détruits, contre 4075 km2 l’année dernière. Si l’on englobe les quarante dernières années, 800 000 km2 de cette forêt tropicale, soit une fois et demi la surface de la France : e parc national de l’Ilha Grande a été anéanti à 62%; 40 000 espèces végétales, 427 espèces de mammifères, 1294 espèces d’oiseaux, 378 de reptiles, 426  espèces d’amphibiens et 3 000 de poissons sont maintenant en danger d’extinction.

Les causes de cette catastrophe sont multiples, et connues! La première est l’élevage bovin qui est «le moteur» de la déforestation et qui est responsable d’environ 80 pourcents de la déforestation. L’industrie de l’élevage bovin défriche ou brûle la forêt pour pouvoir élevé du bétail pour ensuite le vendre comme nourriture ou autre. On coupe aussi les arbres qui ont une valeur marchande pour les revendre, et on brûle le reste. Tout cela dans un but commercial, donc… La deuxième est l’agriculture vivrière, avec l’exploitation mécanisée : les agriculteurs défrichent ou brûlent la forêt pour cultiver de la nourriture. Bien moins commercial, mais aussi bien plus minoritaire, parce que moins lucratif…

La sécheresse accentue cette situation, car les feux déclenchés volontairement échappent au contrôle des exploitants. On comprend ici l’ampleur du problème : plus on déforeste, plus on participe au réchauffement climatique, moins on peut contrôler les feux qui rongent cette forêt qui nous protège :  20% de l’oxygène que nous respirons vient de la forêt amazonienne. C’est pourquoi le problème  dépasse très largement les frontières du Brésil, car c’est le monde entier qui est touché : la forêt amazonienne joue un rôle important puisqu’ elle contribue à stabiliser le climat mondial  en régulant le niveau d’oxygène et la température.

Une des rares solutions existant pour lutter contre la déforestation est la manière de consommer. Privilégier les aliments locaux fabriqués à base de produits régionaux qui éliminent l’huile de palme et d’autres produits provenant de la forêt amazonienne serait un bon début. On peut également faire attention à l’origine des meubles que l’on achète et au bois que l’on importe. Réduire la consommation de papiers et produits jetables fait aussi partie des solutions existantes. Enfin, cesser d’encourager l’agro-industrie et le productivisme dans l’élevage ainsi qu’établir un code forestier est une autre piste destinée à protéger la forêt amazonienne.

Hélas, il semble que Jair Bolsonaro soit plus impliqué dans des problématiques économiques que dans une réalité écologique : le président brésilien Bolsonaro encourage cette pratique destructrice : «Allez-y, c’est votre chance » a t-il lancé à ses compatriotes. Espérons qu’ils comprennent que notre dernière chance est peut-être de ne pas saisir cette « chance »-là…

Luc Valery-Grenaille, Mila Soulier (4ème)

Sources d’information : www.greenpeace.frwww.notre-planete.info

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