Lettres à Anne

Anne Frank, mai 1942.
Le 4 août 1944, Anne et les 7 autres clandestins sont arrêtés... 
Déportés, seul Otto Frank reviendra des camps de concentration. 
Anne mourra à Bergen Belsen, à l'âge de 15 ans, en février 1945, 
en nous laissant son Journal.
Touchés par Anne et son histoire, les élèves de CM2 ont choisi de 
lui écrire...














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Une journée dans l’Annexe

Vivre à 8 dans l’Annexe n’est pas une chose facile. Les conditions de vie sont difficiles et pesantes au sein de la cachette. Un emploi du temps strict a donc été mis en place.

3h00: Anne va aux toilettes

6h45: Les Annexiens se réveillent

7h15: Dussel occupe la salle de bain

12h30: Les employés des bureaux prennent la pause

12h45: Les Annexiens reçoivent de la visite

13h00: Tout le monde écoute la radio

13h15: Tous mangent de la soupe et un dessert

13h45: Ils vont à leurs occupations. Les employés d’Opetka retournent travailler

21h00: Les Annexiens se préparent à se coucher

21h30: Anne se prête à se coucher

22h00: Tout le monde dort

23h30: Dussel sort du bureau de M. Kugler et s’apprête à se mettre au lit.

Extrait du Journal d’Anne Frank

MERCREDI 4 AOUT 1943

Chère Kitty,
            Depuis plus d’un an que nous sommes des Annexiens, tu connais assez bien notre vie, je ne peux pas te renseigner sur tout ; la différence avec ce qui se passe à des époques normales et chez des gens normaux est tellement grande. Cependant, pour te permettre de jeter un regard plus précis sur notre vie, je vais désormais te décrire de temps en temps une portion d’une journée ordinaire. Aujourd’hui, je commence par la soirée et la nuit :
A neuf heures du soir commence à l’Annexe l’agitation du coucher, et c’est vraiment toujours une agitation sans nom. On déplace les chaises, on retourne la literie, on plie les couvertures, rien ne reste à sa place de la journée. Je dors sur le petit divan, qui a moins de 1,50 m de long. Ici, des chaises doivent donc servir de rallonge; un édredon, des draps, des oreillers, des couvertures, tous tirés du lit de Dussel, où ils résident dans la journée.
            A côté, on entend d’horribles craquements, le lit en accordéon de Margot ; d’autres couvertures de divan et oreillers, le tout pour rendre un peu plus confortable les lattes en bois. En haut, on croirait entendre le tonnerre, ce n’est que le lit de Madame. Il faut savoir qu’on le pousse vers la fenêtre pour permettre à Son Altesse à la liseuse rose de recevoir d’agréables picotements dans ces petites narines
Neuf heures : Après Peter, j’entre dans la salle de bain où a lieu une toilette approfondie, et il n’est pas rare (seulement pendant les mois, les semaines où les jours de grandes chaleurs) qu’une petite puce soit entraînée dans l’eau du lavage. Ensuite, se laver les dents, se boucler les cheveux, se faire les ongles, manier de petits cotons imbibés d’eau oxygénée ( sert à  décolorer les poils noirs de  moustache) le tout en une petite demi-heure.
Neuf heures et demie  : Peignoir de bain passé à la va-vite, savon dans une main, pot, épingles à cheveux, culotte, bigoudis et coton dans l’autre, je sors en coup de vent de la salle de bain, avant d’être rappelée le plus souvent à cause des cheveux dont les courbes gracieuses, mais pas très appétissantes pour mon successeur, déparent le lavabo.
Dix heures : Fenêtres calfeutrées, bonne nuit. Dans la maison, un bon quart d’heure durant, craquements de lit et soupirs de ressorts fatigués, puis le silence se fait, si du moins les voisins du dessus ne se disputent pas sur l’oreiller

Onze heures et demie : La porte de la salle de bain grince. Un mince rai de lumière tombe dans la chambre. Chaussures qui craquent, un grand manteau, encore plus grand que l’homme qui le porte….Dussel revient de son travail nocturne dans le bureau de Kugler. Dix minutes de traînements de pieds sur le sol, de froissement de papier, ce sont les victuailles à cacher dans le placard, et un lit qu’on fait. Puis la silhouette disparaît de nouveau, et l’on entend plus  de temps en temps que petit bruit suspect monter des WC.
Environ trois heures : Je suis obligée de me lever pour une petite commission dans la boîte en fer placée sous mon lit, sous laquelle, par précaution, on a mis un petit tapis en caoutchouc, en prévision d’éventuelles fuites. Dans ces cas-là, je retiens toujours mon souffle, car le jet retentit dans la boîte comme une cascade de montagne. Puis la boîte revient à sa place et une silhouette en chemise de nuit blanche, qui chaque soir arrache à Margot ce cri: “ Oh, cette chemise de nuit, quelle indécence”, se recouche. Un petit quart d’heure, une certaine personne continue à écouter les bruits de la nuit. Tout d’abord, s’il n’y a pas de voleur en bas, puis les bruits venus des divers lits, en haut, à côté et dans la chambre, bruits d’où on peut généralement déduire si les différents occupants de la maison dorment ou passent la nuit dans un demi sommeil. Ce dernier cas n’a rien de réjouissant, surtout lorsqu’il concerne un membre de la maisonnée répondant au nom de Dr Dussel.
            D’abord j’entends un petit bruit comparable à celui d’un poisson happant l’air, et qui se répète une dizaine de fois, puis on s’humecte les lèvres avec application, en alternant des petits claquements de langue, suivis de rotations prolongées dans le lit, d’un côté et d’autre, et des déplacements d’oreillers. Cinq minutes de calme complet, puis cette succession d’événements se répète au moins 3 fois, après quoi le docteur a probablement réussi à s’assoupir pour un moment. Il peut arriver aussi que, la nuit, à des moments variables, entre une et quatre heures du matin, il y ait des tirs. Je ne m’en rends jamais complètement compte avant de m’être levée machinalement. Parfois je suis tellement plongée dans mes rêves, que je pense aux verbes irréguliers français ou à une des querelles d’en haut. C’est seulement quand tout est fini que je m’aperçois qu’on a tiré et que je suis restée tranquillement dans ma chambre. Mais le plus souvent, les choses se passent comme je l’ai dit plus haut. Vite, un oreiller et un mouchoir à la main, on enfile peignoir et pantoufles, et au petit trot jusqu’à Papa, exactement comme Margot l’a écrit dans mon poème d’anniversaire:

La nuit, à la première détonation,
Une porte grince, et qui fait irruption ?
Un mouchoir, un oreiller et une petite fille

Une fois parvenue près du grand lit, le plus gros de ma frayeur est passé, sauf si ça tire très fort.
Sept heures moins le quart :  drrrrrr…Le petit réveille-matin qui peut élever la voix à toute heure du jour (quand on le demande et parfois même sans cela). Crac… Pang…  Madame l’a arrêté… Knak… Monsieur s’est levé. On fait bouillir de l’eau, et vite à la salle de bains.
Sept heures et quart : La porte grince une nouvelle fois. Dussel peut aller à la salle de bains. Une fois seule, on fait entrer la lumière… et le nouveau jour a commencé à l’Annexe.
Bien à toi,

Anne

L’Annexe

Le 5 juillet 1942, Margot reçoit, comme de nombreux autres Juifs, la convocation pour aller travailler dans un camp de travail, an Allemagne.
Le 6 juillet 1942, la famille Frank entre en clandestinité dans l’Annexe, située dans l’entreprise d’Otto Frank.

Extrait du Journal d’Anne Frank

JEUDI 9 JUILLET 1942

Chère Kitty,

           Nous marchions sous la pluie battante, Papa, Maman et moi, chacun portant un cartable et un sac à provisions, bourrés jusqu’à ras bord d’objets hétéroclites. Les ouvriers qui allaient au travail à cette heure matinale nous lançaient des regards de pitié ; sur leurs visages se lisait clairement leur regret de ne pouvoir nous proposer aucune sorte de véhicule, le jaune éclatant de l’étoile en disait assez long.
            C’est seulement dans la rue que Papa et Maman m’ont dévoilé par bribes leur plan pour nous cacher. Depuis des mois, nous avions fait sortir de la maison autant de mobilier et de vêtements que possible et nous nous apprêtions à partir nous cacher de nous-mêmes le 16 juillet. La convocation avait avancé de dix jours notre départ, si bien qu’il nous fallait nous contenter d’appartements moins bien arrangés.
            La cachette se trouvait dans les bureaux de Papa. C’est un peu difficile à comprendre quand on  ne connaît pas la situation, c’est pourquoi je vais donner quelques explications supplémentaires. Papa n’a pas eu beaucoup de personnel, MM. Kugler, Kleiman et Miep, et en plus Bep Voskuyl, la sténodactylo qui a vingt-trois ans ; tous étaient au courant de notre arrivée. A l’entrepôt, le chef magasinier, M. Voskuyl, le père de Bep, à qui nous n’avions rien dit, et deux manutentionnaires…

           

…. Le bâtiment est distribué ainsi : au rez-de-chaussée se trouve un grand entrepôt qui sert au stockage, il est partagé en différents compartiments, comme la pièce à moudre, où l’on moud la cannelle, les clous de girofle et l’ersatz de poivre, et la réserve. A côté de la porte de l’entrepôt se trouve la porte d’entrée du bâtiment, qui, par l’intermédiaire d’une porte intérieure donne accès à un escalier. En haut de l’escalier, on arrive devant une porte de bureau en verre dépoli, sur lequel on lisait autrefois “ BUREAU” en lettres noires. C’est le grand bureau de devant, très grand, très clair, très plein. Dans la journée, Bep, Miep et M. Kleiman y travaillent, en traversant un petit cabinet avec un coffre-fort, une penderie et un grand placard de stockage, on parvient au bureau de la direction, petit, renfermé et sombre. Autrefois se tenaient là M.Van Daan et M. Kugler, aujourd’hui le seul occupant. On peut aussi atteindre le bureau de Kugler en venant du couloir, mais seulement par une porte vitrée qui s’ouvre de l’intérieur, mais non de l’extérieur, et à partir du bureau de Kugler, en suivant l’étroit couloir, en passant par la remise à charbon et en montant quatre marches, le joyau de tout le bâtiment, le bureau privé. Meubles imposants en bois sombres, linoléum et tapis par terre, radio, lampe élégante, la classe quoi, à côté une grande et vaste cuisine avec chauffe-eau et gazinière à deux feux et à côté, des toilettes. Voilà pour le premier étage. Du couloir d’en bas, un simple escalier de bois monte à l’étage supérieur. En haut, il y a un petit passage, baptisé palier. A droite et à gauche du palier, une porte, celle de gauche mène au bâtiment sur rue, avec la réserve d’épices, la pièce intermédiaire, la pièce devant, le grenier de devant et les combles. de l’autre côté de ce bâtiment sur rue, un escalier long, hyper-raide, un vrai casse-pattes hollandais descend à la deuxième porte d’entrée.

            A droite du palier se trouve “ l’Annexe”. Nul ne soupçonnerait que tant de pièces se cachent derrière cette simple porte peinte en gris. Une marche devant la porte et on y est. Juste en face de l’entrée, un escalier raide, à gauche un petit couloir et une pièce, pièce destinée à devenir la salle de séjour et la chambre à coucher de la famille Frank, à côté une pièce plus petite, chambre à coucher et salle d’étude des deux demoiselles Frank. A droite de l’escalier, une pièce sans fenêtre, avec lavabo et toilettes séparés, et aussi une porte donnant sur notre chambre, à Margot et à moi. Quand, en haut de l’escalier, on ouvre la porte, on est surpris de trouver dans cette vieille bâtisse une pièce aussi grande, claire, spacieuse. Dans cette pièce se trouvent une cuisinière ( sa présence est due au fait que c’était autrefois le laboratoire de Kugler) et un évier. La cuisine donc, et en même temps la chambre à coucher des époux Van Daan, le salon, la salle à manger et la salle d’étude communautaire. Une toute petite pièce de passage sera l’appartement de Peter Van Daan. Et puis, comme en façade, un grenier et des combles. Volà, je t’ai présenté toute notre belle Annexe !
Bien à toi,

Anne

Photo © Collection Maison Anne Frank

Les Protecteurs

Quatre employés d’Opetka vont aider les Annexiens au péril de leur vie… Ce sont les Protecteurs. Les Annexiens dépendent entièrement d’eux.

Dans la journée, les clandestins doivent se montrer très prudents et rester silencieux. Il ne faut pas que le personnel des bureaux les entende. À midi, lorsque les employés rentrent chez eux, les protecteurs se rendent souvent à l’Annexe pour y prendre leur repas. Les clandestins attendent avec impatience ces visites.

Miep trouvera le Journal d’Anne après l’arrestation des Frank, des Van Pels et de Fritz Pfeffer. Elle le donnera à Otto à son retour.

Deux autres personnes vont aider de temps en temps les Annexiens.

Photos © Collection Maison Anne Frank

 

Les Annexiens

La famille Frank

La famille Frank est aisée. Otto dirige une entreprise, Opetka, qui fabrique des produits pour faire de la confiture.

Extrait du Journal d’Anne Frank

LUNDI 8 MAI 1944

Chère Kitty
Au fait, est-ce que je t’ai déjà parlé de notre famille ?
Je crois que non et c’est pourquoi je vais m’y atteler sans attendre. Papa est né à Francfort-sur-le-Main, de parents immensément riches, Michael Frank avec une banque, ce qu’il lui avait permis de devenir millionnaire, et Alice Stern avait des parents très distingués et très riches. Dans sa jeunesse Michael Frank n’était pas riche du tout, mais il s’était nettement élevé dans la société. Dans sa jeunesse à lui, Papa a mené une vraie vie de gosse de riches, toutes les semaines des soirées, des bals, des fêtes, des jolies filles, et des valses, des dîners, des enfilades de pièces, etc. Tout cet argent s’est envolé après la mort de grand-père, et après la Guerre mondiale et l’inflation il n’en restait plus rien. Pourtant, jusqu’à la guerre, nous avions encore bien des parents riches. Papa a donc eu une éducation de première classe et hier, il a ri comme un fou parce qu’à cinquante-cinq ans, c’était la première fois de sa vie qu’il raclait la poêle à table.
Maman n’était pas riche à ce point-là, mais tout de même très aisée et c’est pourquoi nous pouvons écouter bouche bée les récits de fiançailles avec deux cent cinquante invités, de bals privés et de dîners.
Riches, on ne peut plus dire que nous le soyons en aucune façon, mais tout mon espoir se reporte après la guerre, je t’assure que je ne suis pas du tout aussi entichée de cette petite mesquine que maman et Margot prétendent l’être. J’aimerais aller passer un an à Paris et un an à Londres pour apprendre la langue et étudier l’histoire de l’art, tu n’as qu’à comparer avec Margot, qui veut devenir puéricultrice en Palestine.
J’ai encore l’imagination remplie de belles robes et de gens intéressants, je veux voir un peu le monde extérieur, je te l’ai dit souvent, et un peu d’argent ne peut pas faire de mal !

Bien à toi,

Anne M. Frank

La famille Van Pels (appelée Van Daan dans le Journal)

Herman Van Pels est en affaire avec Otto Frank. Les Van Pels rejoignent la famille Frank dans l’Annexe, le 13 juillet 1942.

Fritz Pfeffer (appelé Albert Dussel dans le Journal)

Il est dentiste. Il entre dans l’Annexe en novembre 1942.Il partage sa chambre avec Anne avec qui il ne s’entend pas bien. Il écrit à sa compagne qui est Chrétienne.

Photos © Collection Maison Anne Frank

Anne Frank, qui es-tu?

Anne…

Anne Frank était une jeune fille juive qui est entrée en clandestinité, avec sa famille et 4 autres personnes, pour échapper aux nazis. Au cours des deux années cachées dans l’Annexe, elle a écrit un Journal connu de nos jours dans le monde entier. Anne et les 7 autres clandestins seront découverts et déportés. Seul, Otto, le père d’Anne reviendra.

Anne est née le 12 juin 1929, à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne.

Photos © Collection Maison Anne Frank

… et son Journal

Anne reçoit son Journal pour son 13ème anniversaire, un mois avant d’entrer en clandestinité.
Elle le considère comme une amie qu’elle appelle Kitty.

Extrait du Journal d’Anne Frank

MERCREDI 29 MARS 1944

Chère Kitty,

Hier soir, le ministre Bolkesteyn a dit sur Radio Orange qu’à la fin de la guerre, on rassemblerait une collection de journaux et de lettres portant sur cette guerre. Évidemment, ils se sont tous précipités sur mon journal.
Pense, comme ce serait intéressant si je publiais un roman sur l’Annexe ; rien qu’au titre, les gens iraient s’imaginer qu’il s’agit d’un roman policier. Non, mais sérieusement, environ dix ans après la guerre, cela fera déjà sûrement un drôle d’effet aux gens si nous leur racontons comment nous, les juifs nous, nous avons vécu, nous nous sommes nourris et nous avons discuté ici. Même si je te parle beaucoup de nous, tu ne sais que très peu de chose de notre vie…
Bien à toi,

Anne

 

 

 

 

 

 

 

Notre visite de l’exposition Anne Frank

Le 1er mars,  nous nous sommes rendus à la mairie de Bourganeuf pour visiter l’exposition « Anne Frank, une histoire d’aujourd’hui« . Nous nous sommes organisés en deux groupes :  les CM2 ont d’abord été voir le film pendant que les CM1 visitaient l’exposition avec les guides. Ensuite nous avons échangé.

Sur chaque panneau de l’exposition, il y avait une frise chronologique, des photos d’Anne Frank et de l’Annexe, des affiches de propagandes, des extraits du journal d’Anne Frank. Au début, les guides nous ont expliqué la vie quotidienne d’Anne Frank et après ils nous ont parlé des camps de concentration.

Le film parlait de la vie quotidienne d’Anne Frank et de sa famille dans l’Annexe, de ce qui s’est passé avant et pendant la Seconde guerre mondiale.

Anne Frank est une jeune fille juive. A 13 ans, elle a commencé à écrire un journal intime. Elle le considérait comme une amie et l’appelait Kitty. En juin 1942, Anne et sa famille ont été obligés de se cacher dans l’annexe de l’entreprise de son père pour échapper aux nazis. Anne, son père Otto, sa mère Edith, sa soeur Margot, la famille Van Pels et Fritz Pfeffer sont restés cachés pendant 2 ans. Ils ont été dénoncés et arrêtés le 4 août 1944. Ils ont tous été emmenés dans les camps de concentration. Otto Frank est le seul qui a survécu.

 

  • Pour moi c’était bien et en même temps ça m’a aidé pour l’évaluation d’histoire (Betul)
  • C’était génial (Agathe D.)
  • J’ai aimé parce qu’on a pu mieux découvrir la vie d’Anne. J’ai aimé le film parce qu’il y avait des choses plus précises que sur les affiches. J’ai aimé participer à ce projet avec les 3eme  (Angélique)
  • J’aime bien l’exposition mais pas trop le film car il rajoutait encore d’autres informations et je m’y perdais un peu (Agathe M.)
  • J’ai tout aimé. Nous avons appris plein de choses. Ayse , Ismihan et Martin se sont engagés pour être guides ; ils ont été formés pour être guides (Dilara)
  • J’ai aimé l’exposition d’Anne Frank car j’ai appris beaucoup de choses sur leurs vies et ce qu’ils sont devenus (Halime)
  • J’ai aimé l’exposition car je pense avoir appris de nouvelles choses sur Anne Frank et sa famille (Jenon)
  • Nous avons été la première classe a visiter l’exposition à Bourganeuf (Julien)
  • J’ai aimé car la vie d’Anne Frank m’intéresse beaucoup (Léa)
  • J’ai aimé le film et l’exposition moyennement parce que ça nous a expliqué des choses mais il y a des dates que je n’arrivais pas à relier à l’image et je ne comprenais pas (Mathieu)
  • Je n’ai pas aimé parce que ça a duré longtemps (Metin)
  • On a regardé une vidéo sur Anne Frank. Moi j’ai aimé l’exposition et à la fin on s’est promené et on a regardé les affiches . J’ai bien aimé parce que j’ai appris la vie d’Anne Frank et de sa famille (Ömer)
  • J’ai bien aimé l’exposition, elle était très bien présentée par les guides. Par contre je n’aime absolument pas quand c’est trop triste (Sasha)
  • Moi j’ai adoré car on dirait que je ressens tout ce qui s’est passé pour Anne Frank (Sevde)
  • J’ai bien aimé parce que ça nous a permis de connaitre plus de choses sur Anne Frank ( Tarik)

 

 

 

 

La Bataille du rail

Le 29 mars 2018, nous sommes allés visiter la gare des Bénédictins pour savoir ce qui s’est passée là-bas car c’était un endroit stratégique pendant la Seconde Guerre Mondiale

Notre guide nous a expliqué que Limoges a accueilli de nombreux réfugiés dès 1937 à cause de la Guerre d’Espagne.
En juin 1940, la gare a été bombardée par des avions italiens mais il n’y a pas eu de dégâts.  Grâce à une maquette, le guide nous a expliqué que la gare est soutenue par des piliers et que les trains passent en fait sous la gare. Si la gare s’était écroulée, tous les trains auraient été bloqués.

A partir de l’invasion de la zone libre par les nazis en novembre 1942, des cheminots allemands ont été envoyés à Limoges. Dans le hall de la gare, il y a  une plaque commémorative qui rend hommage aux Résistants qui travaillaient à la SNCF et qui sont morts à cette terrible époque. Nous avons parlé de comment ils pouvaient saboter et comment ils trouvaient des armes.

La résistance des cheminots français pendant l’occupation nazie et leurs efforts pour perturber la circulation des trains est racontée  dans le film  » La bataille du rail » (René Clément – 1946). Dans cet extrait du film, il y a un exemple de sabotage

Sous la gare, il y a un grand couloir qui permet de passer sous les rails. Nous y avons vu l’entrée d’un ancien tunnel que les Allemands utilisaient comme un abri. Le public n’a pas le droit d’y aller mais sur les photos on peut encore voir le panneau « Réservé à la Wehrmacht ».

source image : Wikipedia

 

 

 

 

 

Les Résistants avaient réussi à installer un émetteur récepteur radio en haut du campanile de la gare. Cela leur a permis de transmettre des informations aux Alliés pour qu’ils bombardent une usine qui fabriquait des moteurs d’avion destinés à l’armée allemande en février 1944.

Sur un des murs extérieurs de la gare, nous avons vu des impacts de balles. Ce sont les traces des combats pour la libération de Limoges en août 1944.

A l’arrière de la gare, le guide nous a montré un portail en fer qui permet d’ aller directement sur les quais. C’est par là que la Gestapo et la milice faisaient passer les prisonniers qu’ils allaient déportés.  Nous avons parlé de Thérèse Menot, une résistante limousine qui a été déportée à Ravensbrück . Pendant la guerre, elle a distribué beaucoup de faux papiers pour permettre aux gens de se cacher et des tracts pour encourager les ouvriers à saboter les moteurs d’avion qu’ils devaient fabriquer pour l’Allemagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2002, elle a demandé à poser une plaque pour qu’on se souvienne de tous les Déportés.

 

 

 

 

Le guide nous a aussi montré un brassard « DP », ce sont les initiales de « défense passive ». La défense passive c’est tout ce qui est mis en place pour protéger les civils en cas de bombardement :  des surveillants et des sirènes pour alerter la population, des abris souterrains,  la formation de la population sur ce qu’il faut faire en cas d’alerte…

Ensuite,  nous avons fait un jeu de piste pour retrouver les hôtels qui ont hébergé les réfugiés pendant la guerre.  Certains noms de rues à Limoges ont changé après la guerre, comme à Bourganeuf et dans beaucoup d’autres villes de France. Nous avons emprunté l’Avenue du Général De Gaulle pour aller jusqu’au Monument aux Morts. 

Le monument aux Morts de Limoges est rare en France car c’est un monument à la gloire de la Paix. Il est composé de trois parties :

  • La première chose que l’on voit, c’est l’inscription sur le socle « Aux enfants de Limoges morts pour la France et la paix du monde ». Il y a aussi un soldat mort (= un gisant) et une femme qui pleure. Les sculpteurs voulaient montrer la douleur des Hommes et l’espoir d’un monde meilleur.
  • De chaque côté du socle, il y a une statue : un ouvrier qui fabrique des chaussures et un ouvrier en porcelaine qui est plus âgé. Ils symbolisent la ville de Limoges qui a été touchée par la guerre mais qui a réussit à survivre. C’est rare que des hommes figurent en civil sur un monument aux morts.
  • Au dessus, une femme représente la Paix et la République. Elle piétine un dragon, symbole de la guerre et du totalitarisme. Dans sa main gauche, elle tient une corbeille de fruits (= une corne d’abondance) qui symbolise les bienfaits de la Paix.